France-"On ne veut plus de cela", déclare Sarkozy à Nice

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 (Actualisé avec Valls) 
    NICE, 15 juillet (Reuters) - "On ne va pas tous les six mois 
revenir pour pleurer des victimes", a déclaré vendredi Nicolas 
Sarkozy à Nice, soulignant que le moment viendrait après le 
deuil de "dire les choses". 
    L'ancien président a assisté vendredi après-midi à une messe 
en hommage aux victimes de l'attentat de la promenade des 
Anglais, qui a fait au moins 84 morts, en la cathédrale 
Sainte-Réparate. 
    "Des femmes, des enfants, ici à Nice, des gens qui venaient 
profiter d'un moment de fête ont été martyrisés, assassinés 
d'une façon intolérable", a déclaré à des journalistes le 
président des Républicains au sortir de la cathédrale. 
    "On ne va pas tous les six mois revenir pour pleurer des 
victimes, ça c'est pas possible, donc il y a un moment qui va 
venir bientôt, où il va falloir dire les choses, non pas pour 
les dire mais pour les faire", a dit le futur candidat à 
l'investiture présidentielle à droite. 
    "Quand je suis passé, (...) il y avait encore des corps sur 
la promenade de Anglais. On ne veut plus de cela, on n'en veut 
plus", a-t-il souligné aux côtés notamment des élus LR  
Christian Estrosi et Eric Ciotti. 
    "Ce n'est pas le moment de parler des moyens de protéger, ni 
de dire tout ce qu'il y a à dire sur ce qui s'est passé", a-t-il 
répondu à un journaliste qui l'interrogeait à propos de la 
relance du débat politique sur le dispositif de sécurité en 
France. 
    Invité sur France 2 quelques minutes plus tard, Manuel Valls 
a mis en garde contre toute tentative de division et a appelé à 
"faire bloc". 
    "Que cherchent les terroristes? A nous diviser", a dit le 
Premier ministre. "Et ceux qui ne sont pas à la hauteur du 
moment, de la peine et de la douleur des victimes, des familles, 
de leurs proches, ne rendent pas service à leur pays".  
    "Le grand défi pour la France - pas des prochaines semaines 
pas pour des vaines polémiques à l'occasion d'une primaire ou de 
l'élection présidentielle-, c'est la question de la 
radicalisation de notre société qui fait que des centaines 
d'individus ont succombé ou peuvent succomber", a-t-il ajouté.  
 
 (Sophie Louet et Gérard Bon avec Reuters TV, édité par Marine 
Pennetier) 
 
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  • warneton il y a 5 mois

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