France-Objectif d'un déficit à 2,7% en 2017 intangible-Sapin

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 (Actualisé avec citations supplémentaires, contexte) 
    PARIS, 30 juin (Reuters) - L'objectif d'un déficit public 
français à 2,7% du PIB en 2017 est intangible, a déclaré jeudi 
le ministre français des Finances, Michel Sapin, à Radio 
Classique. 
    "Depuis deux ans () nous avons atteint tous nos objectifs 
et nous continuerons à le faire et le déficit l'année prochaine, 
en dessous de 3%, à 2,7%, c'est un objectif intangible", a-t-il 
dit.  
    Cette intervention du ministre des Finances survient au 
lendemain de la publication d'un rapport dans lequel la Cour des 
comptes se montre dubitative sur la capacité de la France à 
atteindre l'objectif d'un déficit public à 2,7% du produit 
intérieur brut (PIB) à la fin 2017, conformément à ses 
engagements européens.   
    Alors que le gouvernement a multiplié les annonces depuis 
janvier, la Cour met également en garde contre un risque de 
dérapage des dépenses susceptible de compromettre l'objectif de 
ramener le déficit public à 3,3% du PIB cette année.      
    Pour Michel Sapin, la prudence de la Cour des comptes est 
inhérente à ses attributions. 
    "C'est normal, la Cour des comptes est là pour s'inquiéter", 
a indiqué le ministre des Finances.  
    "Relisez ce qu'elle disait l'année dernière, vous lirez la 
même chose", a-t-il ajouté en rappelant que le gouvernement 
avait dépassé ses objectifs de réduction du déficit au titre de 
2015 (à 3,6%, contre 3,8% visé, après 4,0% en 2014).  
     
    SAPIN MINIMISE L'IMPACT DU BREXIT 
    "Est-ce qu'en 2016 (...) quelqu'un conteste que nous allons 
atteindre nos objectifs ? Pas la Cour des comptes en tous les 
cas, qui dit que nous allons atteindre nos objectifs alors 
qu'elle craignait (...) l'année dernière qu'on n'atteigne pas 
nos objectifs", a déclaré Michel Sapin.  
    La Cour des comptes qualifie en effet la réduction du 
déficit envisagée pour cette année de modeste et atteignable. 
Mais le respect de cet objectif "exigera une gestion très 
stricte des moyens (et) ne laisse aucune place à des décisions 
nouvelles conduisant à des hausses des dépenses", a précisé 
mercredi son président Didier Migaud.  
    Au cours de cette interview, Michel Sapin a également 
réaffirmé que les conséquences économiques de la sortie du 
Royaume-Uni de l'Union européenne ne remettaient pas en cause 
les prévisions de croissance du gouvernement. 
    "C'est une catastrophe économique pour la Grande-Bretagne", 
a estimé le ministre français des Finances. "Et quand une grande 
économie comme la Grande-Bretagne va voir baisser son activité 
économique, ça a des conséquences évidemment sur les voisins", 
a-t-il ajouté. 
    "Est-ce que ce sont des conséquences considérables ? Je ne 
le crois pas et ceci ne remet pas en cause les prévisions de 
croissance qui étaient les nôtres." 
    Dans son Programme de stabilité transmis en avril à la 
Commission européenne, le gouvernement tablait sur une 
croissance de 1,5% cette année.  
    L'Insee prévoit de son côté une croissance de 1,6% en 2016 
et François Hollande a déclaré dans une interview publiée dans 
l'édition de jeudi des Echos que "notre croissance sera 
supérieure à 1,6% cette année."  
 
 (Emmanuel Jarry et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 5 mois

    En mai 2017 tu seras où, Sapinou ?????

  • M5723741 il y a 5 mois

    Et la dette de 100% du PIB tu l'oubles. Normal 1er avait prévu 0% de déficit en 2013.

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