France-Noyer (BdF) plutôt favorable à un contrat unique

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(Actualisé avec Lepaon) PARIS, 24 octobre (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, s'est montré plutôt favorable vendredi à la mise en place d'un contrat unique en France, une idée jugée "intéressante" par le Premier ministre Manuel Valls. Dans une interview jeudi dans L'Obs, Manuel Valls a estimé que le fonctionnement du marché du travail en France n'était pas satisfaisant et qu'il fallait "agir" contre les inégalités "importantes" entre les salariés en CDI (contrats à durée indéterminée) et ceux en CDD (contrats à durée déterminée) ou en intérim. Interrogé spécifiquement sur le "contrat unique", il a répondu : "les partenaires sociaux n'ont pas souhaité s'engager" dans cette voie, "ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas intéressant." "Il faut que (les entreprises) n'aient pas peur, en cas de difficultés de conjoncture, en cas de retournement, d'être bloquées, d'être acculées à la faillite, donc il faut leur donner des espaces de souplesse", a déclaré vendredi sur RTL Christian Noyer, en réponse notamment à une question sur ce type de contrat. "Dans le même temps il faut veiller à ce qu'il y ait un filet de protection sociale pour les salariés", a-t-il ajouté. "D'où l'idée effectivement d'en finir avec ce marché dual où on a un certain nombre de salariés qui sont très protégés mais qui du coup découragent les entreprises d'embaucher", a poursuivi le gouverneur de la Banque de France. "En France comme en Italie, il faut profiter de ce qu'on ait un environnement assez favorable du point de vue de l'investissement (...) pour engager hardiment ce type de réformes", a-t-il conclu. Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon a de son côté fermé la porte à l'idée d'un contrat unique. "Ça fait dix ans que cette idée est travaillée dans notre pays", a-t-il dit sur Europe 1. "C'est quoi le contrat unique? C'est la remise en cause du contrat de travail à durée indéterminée." Christian Noyer a estimé vendredi que le gouvernement français pourrait "sans doute" faire "un peu plus d'économies" que les 21 milliards d'euros prévus, appelant Paris à mener à leur terme les économies déjà annoncées. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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