France-Nouvelle mobilisation samedi contre la loi Travail

le , mis à jour à 18:38
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    * Une nouvelle journée d'actions déjà prévue le 28 avril 
    * L'intersyndicale demande toujours le retrait du projet 
    * Des modifications apportées en commission parlementaire 
 
 (Avec réceptions des organisations de jeuens à Matignon § 12) 
    PARIS, 8 avril (Reuters) - Des syndicats de salariés, 
d'étudiants et de lycéens appellent à une nouvelle mobilisation 
samedi pour obtenir le retrait du projet de réforme du Code du 
travail, malgré les modifications apportées cette semaine en 
commission parlementaire. 
    "Face à l'entêtement du gouvernement à maintenir son projet, 
la détermination reste intacte et soutenue massivement par 
l'opinion publique", peut-on lire dans un communiqué de 
l'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, 
qui a déjà prévu une nouvelle mobilisation le 28 avril. 
    La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale 
a pourtant modifié le projet pour tenter d'amadouer l'opposition 
à la fois des syndicats et des petites et moyennes entreprises.  
    Les membres de la commission "ont apporté à la fois de 
nouvelles protections pour les salariés mais ils ont apporté 
aussi plus de souplesse en direction des petites entreprises", a 
dit sur RTL la ministre du Travail Myriam El Khomri. 
    La commission, qui a achevé jeudi l'examen du projet de loi 
avant son arrivée en séance plénière le 3 mai, l'a modifié afin 
d'aider les petites et moyennes entreprises sur la question des 
licenciements, comme elles le demandaient.   
    Un référendum sur l'accord d'entreprise devra être signé par 
des syndicats représentants plus de 50% des salariés aux 
élections professionnelles. Faute de cette majorité, les 
syndicats minoritaires (plus de 30% aux élections) auront la 
possibilité de demander un référendum afin de valider l'accord. 
    Parmi les autres modifications apportées en commission, la 
période d'interdiction du licenciement pour les mères de retour 
d'un congé maternité est portée de quatre à dix semaines. 
    Le compte personnel d'activité, qui reprend tous les droits 
des salariés, a été étendu aux retraités et durera jusqu'au 
décès. En cas de maladie, l'employeur devra proposer un "emploi" 
et non plus un "poste" à tout salarié déclaré inapte. 
             
    DES MESURES POUR LES JEUNES 
    Mais le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a 
estimé sur Europe 1 que les amendements votés en commission ne 
modifiait pas "l'épine dorsale" du texte. 
    "Il y a des évolutions qui ne remettent pas en cause l'épine 
dorsale de ce projet qui est d'avoir un Code du travail dans 
chaque entreprise, c'est ça qui nous fait combattre ce projet", 
a déclaré Philippe Martinez. "Sur le fond, rien n'a changé." 
    Les manifestations de jeunes persistent par ailleurs et le 
mouvement Nuit debout essaime au-delà de la place de la 
République à Paris, où il est installé depuis le 31 mars, dans 
de grandes villes de province. 
    Après les consultations de mercredi entre les organisations 
de jeunesse et les ministres du Travail, de l'Education 
nationale et de la Jeunesse, le gouvernement prépare des 
propositions qui doivent être dévoilées lundi par Manuel Valls à 
l'occasion d'une nouvelle réunion, cette fois à Matignon. 
     L'idée d'une allocation financière pour les jeunes diplômés 
est notamment sur la table. 
    "Nous avons fait avec les deux autres ministres des 
propositions sur différents sujets au Premier ministre qui est 
en train de les analyser, de les chiffrer", a dit le ministre de 
la Jeunesse, Patrick Kanner, sur Radio Classique. 
    Le président de l'Unef, William Martinet, s'était montré 
mercredi 
     optimiste, tout en maintenant son opposition au projet de 
loi. "Nous avons la conviction que nous arrivons à avancer. 
(...) Ce rendez-vous avait une tonalité très différente du 
premier  que nous avons eu avec le gouvernement", avait-il 
déclaré.   
    Du côté du front commun, la prudence est de mise : "Les 
organisations syndicales seront vigilantes aux annonces qui 
seront faites par le Premier ministre la semaine prochaine", dit 
leur communiqué commun. 
 
 (Sophie Louet et Julie Carriat avec Simon Carraud, édité par 
Yves Clarisse) 
 
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