France-Nouvelle hausse du coût de la vie étudiante, selon l'Unef

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    PARIS, 14 août (Reuters) - Le coût de la vie étudiante 
continue d'augmenter en France selon une étude publiée dimanche 
par l'organisation étudiante Unef, qui appelle à une refonte de 
la protection sociale des jeunes et à un plan "ambitieux" pour 
la vie étudiante.  
    "Pour la rentrée 2016, le coût de la vie augmente de 1,23%, 
soit près d'un point de plus que l'inflation", note le premier 
syndicat étudiant en soulignant que cette hausse atteint 9,7% 
depuis le début du quinquennat de François Hollande.  
    Cette augmentation est principalement alimentée par la 
progression des prix des loyers et du coût des transports dans 
de nombreuses villes universitaires.   
    "Il y a notamment six villes qui cumulent ces deux 
augmentations, comme par exemple Paris, Lyon, ou encore 
Bordeaux, des grandes villes universitaires qui regroupent 
beaucoup d'étudiants et donc où la rentrée universitaire va être 
encore plus chère et va précariser encore plus les étudiants", a 
déclaré dimanche sur iTELE la déléguée générale de l'Unef, Lilâ 
Le Bas.  
    Face à cette situation, la moitié des étudiants sont 
contraints de travailler pour financer leurs études (dont 30% à 
temps plein) et ils sont environ 12% à recourir à des prêts, 
selon les données publiées par l'Unef.  
    "L'inversion de la courbe de précarité ne passera que par 
une refonte de la protection sociale des jeunes et un plan de 
vie étudiante ambitieux", estime le syndicat.  
    L'Unef, qui a participé ces derniers mois à la mobilisation 
contre la loi Travail au sein de l'intersyndicale réunissant 
plusieurs syndicats de salariés et de jeunes, note que les 
avancées dans le système de bourses restent "insuffisantes pour 
endiguer la précarité grandissante des étudiant(e)s". 
    Face à la contestation, le Premier ministre avait annoncé 
mi-avril une série de mesures destinées à lutter contre la 
précarité des jeunes.   
    Si les organisations étudiantes et lycéennes avaient bien 
accueilli ces annonces, elles ont maintenu leur opposition à la 
loi Travail et appelé, aux côtés des autres syndicats de 
salariés de l'intersyndicale, à une journée de mobilisation le 
15 septembre pour demander l'abrogation du texte.     
  
 
 (Myriam Rivet, édité par Pierre Serisier) 
 
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  • M7163258 il y a 4 mois

    Dans tous les autres pays occidentaux la plupart des étudiants empruntent pour faire leurs études, ils investissent sur leur avenir. J'ai des confrères Suisses et Hollandais de plus de 40 ans, ils remboursent leur crédit et pour eux c'est tout à fait normal. En France tout doit être gratuit ou presque de ce fait rien n’a plus de valeur...

  • C177571 il y a 4 mois

    L'une n'est pas pour rien dans la hausse des cout de la vie étudiante.