France-Nouvelle étape franchie pour la réforme du CSM

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    PARIS, 26 avril (Reuters) - La réforme du Conseil supérieur 
de la magistrature (CSM), qui a pour but de renforcer son 
indépendance, a franchi mardi une nouvelle étape avec son 
adoption par l'Assemblée dans les mêmes termes que par le Sénat, 
mais son vote définitif est incertain. 
    Les députés ont voté par 292 voix contre 196 le projet de 
loi constitutionnelle tel que le Sénat l'avait adopté en juillet 
dernier après l'avoir vidé d'une partie de sa substance. 
    Les groupes PS, écologiste et Front de gauche ont voté pour. 
Les groupes UDI (centriste) et radicaux de gauche se sont 
abstenus. Le groupe LR (Les Républicains) a voté contre. 
    Le projet de loi dans sa version votée par les deux 
assemblées constitutionnalise la nomination par le gouvernement 
des magistrats du parquet, ceux qui mènent les enquêtes et 
engagent les poursuites, après avis conforme du CSM, dans le but 
de renforcer leur indépendance. 
    Faute, à l'époque, d'un accord entre les deux assemblées, 
l'exécutif avait décidé de geler le texte.  
    Mais en janvier dernier, François Hollande avait décidé de 
relancer la procédure parlementaire, souhaitant voir cette 
réforme adoptée avec celle constitutionnalisant l'état d'urgence 
et instituant la déchéance de nationalité pour les auteurs 
d'actes terroristes. 
    L'    abandon le 30 mars de cette initiative 
constitutionnelle, faute d'un accord entre l'Assemblée et le 
Sénat, a semblé compromettre l'avenir de la réforme du CSM. 
    Mais le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, et le 
président de la commission des Lois de l'Assemblée, Dominique 
Raimbourg (PS), ont réclamé la reprise des débats sur le CSM et 
souhaité que le chef de l'Etat convoque à cet effet le Parlement 
en Congrès à Versailles. 
    Toute révision constitutionnelle, pour être définitivement 
adoptée, doit d'abord être approuvée dans les mêmes termes par 
les deux assemblées avant d'être soumise, soit à référendum, 
soit à l'approbation à la majorité des trois cinquièmes des 
suffrages exprimés du Parlement réuni en Congrès. 
    La décision des groupes LR de l'Assemblée et du Sénat de 
voter contre cette réforme rend difficile, voire impossible, 
d'atteindre une majorité des trois cinquièmes à Versailles. 
    "Je n'imagine pas une seconde que le gouvernement veuille 
nous emmener à Versailles pour entériner une telle réforme a 
minima", a dit mardi Philippe Vigier, le président du groupe UDI 
à l'Assemblée. 
    L'exécutif devrait prochainement annoncer s'il décide ou non 
de convoquer un Congrès, le risque existant de subir un échec 
faute de ne pouvoir atteindre la majorité requise. 
 
 (Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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