France-Nouvel écueil judiciaire pour Nicolas Sarkozy

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 (Actualisé avec détails cour de cassation) 
    PARIS, 22 mars (Reuters) - La Cour de cassation a validé 
mardi la quasi-totalité des écoutes entre Nicolas Sarkozy et son 
avocat Thierry Herzog, ouvrant la voie à un possible procès pour 
trafic d'influence et corruption.  
    L'ancien chef de l'Etat est mis en examen dans ce dossier 
pour trafic d'influence actif, corruption active et recel de 
violation de secret professionnel. 
    Le rejet de son recours assombrit un peu plus la situation 
judiciaire et politique de Nicolas Sarkozy, qui a été mis 
également en examen en février pour financement illégal de sa 
campagne présidentielle de 2012. 
    L'actuel président des Républicains (LR) ambitionne de 
participer à la primaire de la droite en novembre prochain. 
    Or, les juges ont terminé leur enquête et la saisine de la 
Cour de cassation était le dernier obstacle avant un renvoi 
devant le tribunal. 
    Les soupçons de trafic d'influence sont apparus au détour 
d'une enquête sur des accusations de financement libyen de la 
campagne électorale de Nicolas sarkozy en 2007, poussant la 
justice à placer sur écoutes deux téléphones utilisés par 
l'actuel président des Républicains. 
    Les juges le soupçonnent d'avoir cherché à faciliter la 
promotion à Monaco de Gilbert Azibert, alors avocat général à la 
Cour de cassation, en échange de renseignements sur l'avancée du 
dossier sur des soupçons d'abus de faiblesse aux dépens de la 
milliardaire Liliane Bettencourt, pour lequel il a bénéficié 
d'un non-lieu. 
    Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l'ancien 
magistrat Gilbert Azibert, tous trois mis en examen, 
contestaient la validation par la cour d'appel de Paris des 
écoutes, dans lesquelles l'ancien président se présentait sous 
le pseudonyme de "Paul Bismuth".  
    L'avocat de l'ancien chef de l'Etat à la Cour de cassation, 
Me Patrice Spinosi, s'en était pris à la régularité de ces 
écoutes "au long cours, à filet dérivant", dénonçant un "dossier 
bancal" et des "erreurs de droit". 
    Il avait insisté sur le fait que les propos qui ont valu à 
Nicolas Sarkozy d'être mis en examen avaient été interceptés 
lors d'écoutes ouvertes dans un dossier différent, celui  des 
soupçons de financement par la Libye de la campagne de 2007. 
    L'avocat général, François Cordier, avait préconisé pour sa 
part une cassation partielle portant notamment sur deux des 
écoutes n'ayant pas une place centrale dans le dossier - l'une 
est une conversation entre Thierry Herzog et le bâtonnier de 
Paris. 
    Il demandait également la cassation de la saisie de deux 
documents couverts par le secret lors d'une perquisition à la 
Cour de cassation. 
    Sur ces deux points, François Cordier a été suivi par la 
Cour de cassation. 
 
 (Gérard Bon, édité par Sophie Louet) 
 
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  • Ja_smith il y a 9 mois

    Vite, en cellule.