France-Nouveaux gestes des autorités aux policiers en colère

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    * 3.000 manifestants dans la nuit selon une source policière 
    * François Hollande promet de recevoir les syndicats 
    * Probablement pas de sanctions, selon le patron de le DGPN 
 
    PARIS, 21 octobre (Reuters) - Les autorités ont donné de 
nouveaux signes pour tenter d'apaiser la colère des policiers, 
qui ont participé dans la nuit de jeudi à vendredi à de 
nouvelles manifestations spontanées pour réclamer davantage de 
moyens et de considération. 
    De Bruxelles, où il participait à un Conseil européen, 
François Hollande a notamment annoncé qu'il recevrait en début 
de semaine prochaine des organisations de policiers pour 
recueillir leurs doléances.  
    "Je sais qu'il y a ce malaise qui est profond depuis 
longtemps chez nos fonctionnaires de police et de gendarmerie", 
a déclaré le chef de l'Etat, qui avait jusqu'à présent laissé 
ses ministres Bernard Cazeneuve et Jean-Jacques Urvoas en 
première ligne dans ce dossier. 
    Bête noire des manifestants, le directeur général de la 
police nationale a quant à lui affirmé que l'Inspection générale 
de la police nationale (IGPN) privilégierait une approche 
pédagogique à l'égard des protestataires, sous-entendant par là 
qu'il n'y aurait probablement pas de sanctions. 
    "L'expression de la colère des policiers peut être 
considérée comme légitime. Les policiers sont soumis depuis 
quasiment deux ans à une forte pression, liée aux attentats, 
liée à l'Euro 2016, liée à la COP 21, aux conflits sociaux", a 
dit Jean-Marc Falcone sur Europe 1. 
    Il a également parlé d'une "fatigue incontestable des forces 
de l'ordre, à tous les niveaux de la hiérarchie, dans tous les 
services" et précisé qu'il ferait des propositions la semaine 
prochaine à son ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve. 
    Dans la nuit, des policiers ont à nouveau défilé à Paris et 
dans plusieurs villes de province, comme Marseille et Bordeaux, 
où ils étaient plus d'une centaine, ou Angoulême, où plusieurs 
dizaines de personnes se sont rassemblées. 
    De source proche de la police nationale, on évalue à environ 
3.000 le nombre de policiers qui ont manifesté dans 25 villes, 
dont 500 à Paris. 
    Parti de l'Essonne lundi soir, ce mouvement de protestation 
a éclaté après une attaque au cocktail Molotov dans ce 
département le 8 octobre, à Viry-Châtillon, qui a grièvement 
blessé deux policiers, dont un est toujours hospitalisé à Paris. 
     
    SYNDICATS DIVISÉS 
    Une demi-douzaine de mouvements spontanés ont eu lieu depuis 
les années 1980, mais c'est la première fois que la base marque 
une triple rupture avec l'exécutif, la hiérarchie policière et 
les organisations représentatives, par ailleurs divisées. 
    Pour tenter de reprendre la main sur un mouvement lancé hors 
de tout cadre syndical, Unité SGP police FO a appelé à une 
"marche de la colère policière et citoyenne" le 26 octobre à 
Paris et en province. 
    Refusant de s'associer à cette initiative présentée comme 
une tentative de "récupération", une intersyndicale réunissant 
notamment Alliance a appelé vendredi à des rassemblements 
silencieux tous les mardis devant les palais de Justice. 
    L'opposition de droite a pour sa part saisi ce mouvement 
d'exaspération pour dénoncer la politique pénale et sécuritaire 
menée depuis 2012.  
    Les réunions de concertation organisées cette semaine avec 
le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et le ministre de 
la Justice, Jean-Jacques Urvoas, n'ont pas suffi à désamorcer la 
fronde policière. 
    Le ministre de l'Intérieur, qui a affirmé avoir répondu à 
plusieurs des revendications policières depuis le début du 
quinquennat, a annoncé qu'une concertation avec les personnels 
de la police nationale débuterait lundi dans chaque département. 
    Un "plan sécurité publique dédié aux policiers et aux 
gendarmes" sera annoncé en novembre. 
    Le ministre de la Justice s'est engagé pour sa part à 
transmettre aux organisations syndicales "les chiffres sur la 
réalité de la réponse pénale concernant les atteintes aux 
personnes dépositaires de l'autorité publique". 
    Les syndicalistes ont fait part de leur déception à l'issue 
des réunions, estimant que leurs revendications étaient loin 
d'être satisfaites. 
 
 (Simon Carraud et Gérard Bon, avec Jean-François Rosnoblet à 
Marseille et Claude Canellas à Bordeaux, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • M898407 il y a un mois

    Ce gouvernement et son "pseudo-président" ont réussi l'exploit de se mettre à dos la France entière, y compris ceux qui sont censés représenter l'ordre dans le pays ! Ce n'est plus seulement une sanction électorale qui les attend mais sans doute un jugement au tribunal....