France-Nouveau plan pour dissiper la colère des jeunes

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    * Un plan qui s'ajoute à la "garantie jeunes" déjà annoncée 
    * L'accès au logement facilité 
    * "Jamais autant n'a été fait pour la jeunesse", dit Valls 
 
 (Actualisé avec Valls) 
    PARIS, 11 avril (Reuters) - Manuel Valls a annoncé lundi un 
plan de 400 à 500 millions d'euros par an pour dissiper la 
colère des jeunes mobilisés contre le projet de loi Travail et 
la précarité. 
    L'opposition de plusieurs syndicats étudiants et lycéens au 
texte porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a 
donné lieu à plusieurs manifestations, blocages de lycées et 
d'universités, tandis qu'un mouvement d'occupation de places, 
"Nuit debout", a prospéré depuis fin mars. 
    Le Premier ministre a annoncé onze mesures pour aider les 
jeunes les moins aisés à accéder à un diplôme, à trouver un 
emploi et à améliorer leur accès au logement et à la santé. 
    "Jamais autant n'a été fait pour la jeunesse dans ce pays", 
a déclaré Manuel Valls à ces organisations lundi. "Jamais un 
gouvernement ne s'est autant mobilisé pour que la génération qui 
vient ait tous les atouts en main." 
    Une aide à la recherche du premier emploi (Arpe) sera créée 
pour les jeunes diplômés boursiers cherchant un travail, qui la 
toucheront pendant quatre mois.  
    Le gouvernement pense que 126.000 jeunes pourront la toucher 
à la rentrée 2016 et estime le coût de la mesure à 130 millions 
d'euros maximum en année pleine. 
    La rémunération de certains apprentis sera améliorée en 
2017, l'Etat débloquant 80 millions d'euros pour relever les 
minima salariaux légaux des jeunes de 16 à 20 ans, les modalités 
devant être discutées avec les organisations professionnelles et 
syndicales. 
    Les bourses touchées par les lycéens seront augmentées de 
10% à la rentrée 2016, le montant moyen progressant selon le 
gouvernement de 63 euros par an, à 697 euros (coût estimé à 28 
millions d'euros). 
     
    ACCÈS AU LOGEMENT 
    Vingt-cinq mille bourses de 1.000 euros par an vont être 
créées pour des étudiants qui ne bénéficiaient jusqu'alors que 
de l'exonération des droits d'inscription. Le coût de la mesure, 
qui entrera en vigueur à la rentrée 2016, est de 25 millions 
d'euros. 
    Pour les décrocheurs âgés de 16 à 18 ans qui reprennent des 
études, 12.500 bourses de 1.000 euros seront créées à la rentrée 
2016 (coût de 12,5 millions d'euros). 
    Pour faciliter l'accès au logement, le gouvernement propose 
la mise en place d'un droit universel à la garantie locative 
pour les jeunes jusqu'à 30 ans. Le coût de cette mesure, estimée 
à 100 millions d'euros par an, ne sera pas porté par l'Etat mais 
par Action logement qui est financé par des cotisations 
sociales. 
    L'accès à la couverture maladie universelle CMU-C pour les 
jeunes en rupture avec leur famille sera accéléré, le coût 
estimé de cette mesure étant de 15 à 20 millions d'euros pour 
30.000 à 50.000 jeunes concernés. 
    Pour améliorer les poursuites d'études des bacheliers 
professionnels et technologiques, le gouvernement lancera à la 
rentrée 2016 un plan de création de 2.000 places en section STS 
(section de technicien supérieur) par an pendant 5 ans. Le coût 
de cette mesure est estimé à 120 millions d'euros sur 5 ans. 
    Le renchérissement du coût des contrats à durée déterminée 
sera rendu obligatoire, la modulation des cotisations selon la 
durée du contrat, devenant obligatoire. 
    Le gouvernement engagera "dans les prochaines semaines" une 
concertation avec les partenaires sociaux devant déboucher sur 
des décisions de ces derniers pour favoriser l'insertion 
professionnelle des jeunes. 
    Manuel Valls a rappelé aux organisations de jeunesse que la 
"garantie jeunes", une allocation de 460 euros et un 
accompagnement vers la formation et l'emploi, sera généralisée 
en 2017 pour "tous les jeunes en situation de précarité 
connaissant des difficultés d'insertion", une mesure obtenue par 
ces mêmes organisations lors de précédentes discussions avec 
l'exécutif sur la loi travail. 
    "Dans la même logique, le compte personnel d'activité sera 
automatiquement abondé en heures de formation pour les jeunes 
décrocheurs, qui pourront apprendre un métier. Nous créons ainsi 
un droit personnel et universel à la formation", a poursuivi le 
Premier ministre. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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