France-Nouveau contretemps pour le centre de déchets nucléaires

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    STRASBOURG, 28 février (Reuters) - Le tribunal administratif 
de Nancy a annulé mardi un échange de terrain entre la commune 
de Mandres-en-Barrois (Meuse) et l'Andra, Agence nationale pour 
la gestion des déchets radioactifs, qui souhaitait y aménager 
une partie des installations du futur centre de stockage de 
déchets nucléaires. 
    Les travaux de reconnaissance géotechnique prévus dans ce 
bois connu sous le nom de bois Lejuc sont gelés depuis le mois 
d'août dernier après que le tribunal de Bar-le-Duc eut déclaré 
illégales les opérations de défrichement engagées par l'Andra en 
l'absence d'une autorisation préfectorale. 
    Le tribunal administratif annule cette fois la délibération 
du 2 juillet 2015 par laquelle le conseil municipal de 
Mandres-en-Barrois autorisait le maire à conclure avec l'Andra 
une convention relative à l'échange de terrains. 
    Le vote avait eu lieu à bulletins secrets alors qu'une telle 
procédure n'est autorisée que si un tiers au moins des 
conseillers présents le demande, une condition dont la 
municipalité n'a pu prouver qu'elle était remplie. 
    Ce vice de procédure "a privé le public de la garantie de 
connaître le sens du vote des membres du conseil municipal", 
estime le tribunal qu'avaient saisi plusieurs habitants. 
    Il enjoint la commune de Mandres-en-Barrois "de le 
régulariser dans un délai de quatre mois par l'adoption d'une 
nouvelle délibération approuvant les termes de l'échange de 
forêt". 
    Concernant l'interdiction du défrichement, dont l'Andra a 
fait appel, la cour d'appel de Nancy rendra un arrêt le 22 mai 
prochain. 
    Une autre décision judiciaire est attendue le 5 avril devant 
le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc. Elle concerne la 
demande d'expulsion formulée par l'Andra contre les opposants au 
projet de stockage qui occupent le bois Lejuc depuis l'été 
dernier. 
    L'implantation du Cigeo (Centre industriel de stockage 
géologique) est prévue à proximité du laboratoire souterrain de 
Bure, où l'Andra teste capacité des couches argileuses à 
stocker, à 500 mètres de profondeur, les déchets les plus 
radioactifs des installations nucléaires françaises. 
    Sa mise en service est prévue à partir de 2025. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
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