France-NKM confortée dans l'idée d'une candidature à la primaire

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    PARIS, 15 décembre (Reuters) - Nathalie Kosciusko-Morizet, 
qui pourrait être évincée de la direction des Républicains en 
janvier, s'est dite mardi confortée dans l'idée d'une éventuelle 
candidature à la primaire de la droite et du centre prévue l'an 
prochain en vue de l'élection présidentielle de 2017.  
    Aller à la primaire "est naturellement une question qui se 
pose", a dit l'actuelle vice-présidente déléguée du parti Les 
Républicains (LR) sur France Info. "Les événements des élections 
régionales m'ont encore un peu rapprochée de cette hypothèse".  
    "J'y réfléchis, j'y travaille, et c'est vrai que les 
évènements des derniers jours m'ont confortée dans l'idée qu'il 
y avait des Français, des voix, qui avaient besoin d'être 
entendues, d'être représentées", a-t-elle ajouté, sans pour 
autant officialiser sa candidature.  
    La primaire de la droite et du centre est prévue les 20 et 
27 novembre 2016. 
    Nathalie Kosciusko-Morizet a critiqué ouvertement la 
stratégie du président des Républicains Nicolas Sarkozy du "ni 
fusion ni retrait" de listes pour faire barrage au Front 
national lors des élections régionales.  
    Lundi, l'ex-chef de l'Etat a annoncé un remaniement de la 
direction du parti pour janvier, une refonte qui devrait être 
fatale à son ancienne porte-parole lors de la présidentielle de 
2012. 
    "J'ai reçu le verdict avant le procès", a estimé Nathalie 
Kosciusko-Morizet mardi.  
    "Je trouve paradoxal qu'au moment où on commence à ouvrir un 
débat que le premier geste ce soit en quelque sorte d'écarter 
ceux qui ne sont pas d'accord, alors c'est quoi la suite? (...) 
Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Benoist Apparu, on va les 
écarter?", s'est-elle interrogée.     
    Se plaçant dans le camp des "visionnaires" face aux 
"réactionnaires", elle a assuré qu'elle se "battrait à 
l'intérieur de  sa  famille politique pour partager" sa ligne. 
    L'ancien Premier ministre et rival le plus sérieux de 
Nicolas Sarkozy en vue de la primaire, Alain Juppé, a estimé 
lundi que l'exclusion "n'était jamais une bonne réponse". 
 
 (Marine Pennetier, édité par Jean-Michel Bélot) 
 
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