France-Net recul du poids du secteur manufacturier depuis 1970

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    PARIS, 26 avril (Reuters) - Le poids de l'industrie 
manufacturière dans l'économie française a été réduit de moitié 
entre 1970 et 2014 en dépit d'une forte augmentation de sa 
valeur ajoutée sur la période, selon une étude rendue publique 
mardi par l'Insee. 
    Sur cette période, la valeur ajoutée de l'industrie 
manufacturière a été multipliée par 8,6 pour s'élever à 213,8 
milliards d'euros en 2014, observe l'institut.  
    Mais comme l'ensemble de l'économie a connu une croissance 
plus rapide durant ce laps de temps (avec une multiplication par 
17,2), le poids du secteur manufacturier dans l'économie a 
décliné, passant de 22,3% en 1970 à 11,2% en 2014. 
    Parallèlement, la part de l'économie liée aux services 
principalement marchands hors commerce a fortement progressé, 
passant de 31,7% en 1970 à 45,4% en 2014 et celle du commerce à 
légèrement décru, passant de 12,5% à 10,3%. 
    Pour l'industrie manufacturière, "ce recul sur plus de 
quarante ans s'explique principalement par un 'effet prix' et, 
dans une moindre mesure, par un 'effet volume'", explique 
l'Insee. 
    Le secteur ayant connu des gains de productivité plus 
importants que les autres branches de l'économie, la progression 
des prix de la valeur ajoutée a été plus lente que dans 
l'ensemble de l'économie.  
    Dans le même temps, depuis 1970 les entreprises 
industrielles ont accru l'externalisation de certaines de leurs 
activités vers les services et ce, à un rythme plus rapide que 
l'augmentation de la production, ce qui a pesé sur la valeur 
ajoutée.  
    Ce phénomène s'est accentué pour culminer au cours des 
années 1990, avant de s'atténuer depuis 2000. 
    La concurrence étrangère et la délocalisation ont également 
contribué au recul du poids de l'industrie manufacturière dans 
l'économie française, avec des importations de produits 
manufacturés progressant plus vite que la production nationale 
en valeur et en volume. 
    Pour l'Insee, "l'impact négatif de la hausse des 
importations sur la production domestique suggère une 
substitution entre les biens importés et les biens produits en 
France."     
    L'évolution des prix des importations a en outre été plus 
modérée que celle de la production nationale et des 
exportations.  
    Enfin, la réorientation de la demande vers les services au 
détriment des produits manufacturés a également influencé la 
tendance, même si cet effet s'atténue depuis la crise, relève 
l'Insee.  
     
    L'étude de l'Insee : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1592 
      
     
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 (Myriam Rivet, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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