France-Nathalie Kosciusko-Morizet se dit écartée par Sarkozy

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    PARIS, 14 décembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annoncé 
lundi un remaniement de la direction des Républicains début 
janvier, une décision visant la numéro deux du parti, Nathalie 
Kosciusko-Morizet, qui a multiplié les critiques contre l'ancien 
chef de l'Etat. 
    Cette refonte de l'organigramme, l'année de la primaire à 
droite, était attendue : le président des Républicains l'a 
officialisée lundi matin lors d'un bureau politique du parti au 
lendemain du second tour des élections régionales, ont rapporté 
des participants. 
    "Croire que le parti se renforce en s'épurant, c'est une 
vieille idée stalinienne", a réagi Nathalie Kosciusko-Morizet à 
l'issue du bureau politique. 
    "Evincer ceux qui ne sont pas d'accord, c'est presque 
dangereux. (...) Je n'échange pas mes convictions contre une 
place", a ajouté la vice-présidente déléguée du parti. 
    "NKM" s'est notamment élevée contre la stratégie du "ni ni" 
(ni désistement, ni fusion avec les listes PS au second tour) 
prônée par Nicolas Sarkozy pour les régionales. 
    Dès dimanche soir, alors que la droite a gagné sept des 
treize régions métropolitaines à la faveur d'un "front 
républicain" socialiste dans trois d'entre elles, la députée de 
l'Essonne et chef de file de la droite parisienne est revenue à 
la charge. 
    "Si les électeurs avaient appliqué le 'ni ni', nos candidats 
dans le Nord-Pas-de-Calais (Xavier Bertrand) et en région PACA 
(Christian Estrosi) auraient été battus", avait-elle dit sur 
TF1. "C'est une évidence, et je suis heureuse que les électeurs 
n'aient pas appliqué le 'ni ni'", avait-elle ajouté. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7361806 il y a 12 mois

    Normal elle a refusé de l'accompagner au match de foot hier soir !