France-Moscovici préoccupé par les reports de charges à 2018

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    PARIS, 28 septembre (Reuters) - Le commissaire européen aux 
Affaires économiques s'est déclaré jeudi préoccupé par les 
reports de dépenses sur 2018 prévues dans le projet de budget 
2017 du gouvernement français, tout en réaffirmant sa confiance 
dans la capacité de la France à atteindre ses objectifs de 
déficit public.  
    "Je veux exprimer des préoccupations sur les charges et sur 
les dépenses qui seront reportées à 2018, ainsi que sur les 
réformes structurelles et sur la réduction des déficits 
structurels", a dit Pierre Moscovici lors d'une audition par les 
commissions des Finances et des Affaires européennes du Sénat, 
au lendemain de la présentation du projet de loi de finances. 
    Pour boucler ce budget d'année d'élection présidentielle, le 
gouvernement français a notamment choisi de mettre en oeuvre une 
partie de la dernière tranche du "pacte de responsabilité" sous 
la forme d'une montée en charge du crédit d'impôt 
compétitivité-emploi (CICE).    
    Le montant correspondant, d'environ cinq milliards d'euros, 
ne pèsera sur les comptes de l'Etat qu'en 2018.  
    Par ailleurs une bonne partie de la compensation des 
dépenses supplémentaires liées aux mesures annoncées par 
l'exécutif depuis le début de l'année repose sur les économies 
réalisées sur la charge de la dette en raison des taux bas ou 
sur les recettes issues de la lutte contre la fraude fiscale.    
    Pour autant, "ce n'est pas forcément de nature à nous faire 
changer d'avis sur 2017", a poursuivi Pierre Moscovici. 
    Il a précisé qu'il continuait à penser que l'objectif d'un 
déficit public français sous le seuil de 3% du produit intérieur 
brut (PIB) l'an prochain était "jouable".      
    L'ancien ministre de l'Economie et des Finances de François 
Hollande a dit avoir pris note des réserves du Haut conseil des 
finances publiques (HCFP) sur la capacité de la France à ramener 
son déficit public sous ce seuil.   
    Il a cependant rappelé que la France avait "plutôt surpris 
positivement ces deux dernières années".   
    Pierre Moscovici a néanmoins prévenu que la Commission 
européenne n'allait pas seulement regarder la situation à la fin 
2017, car "pour sortir de la procédure de déficit, il faut que 
la réduction du déficit soit solide et durable".  
    "La France ne doit pas respecter son objectif pour faire 
plaisir à la Commission, elle doit le faire pour elle-même", 
a-t-il souligné.      
 
 (Myriam Rivet, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • M8587219 il y a 2 mois

    Quelle erreur d'avoir mis un Français à ce poste, et de plus un imposteur!!

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