France-Montebourg sonne la charge contre le gouvernement

le , mis à jour à 10:18
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POITIERS, Vienne, 7 juin (Reuters) - L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, flanqué de l'homme d'affaires Matthieu Pigasse, se livre à une charge en règle contre la politique économique du gouvernement, au moment où se tient à Poitiers le congrès du PS. "Hébétés, nous marchons droit vers le désastre", écrivent-ils en invoquant une possible accession du Front national au pouvoir. "L'absurde conformisme bruxellois de la politique économique de la France actuelle est devenue une gigantesque fabrique à suffrages du Front national." Arnaud Montebourg a quitté le gouvernement en août 2014 sur des désaccords avec la politique économique du chef de l'Etat, François Hollande, et de son Premier ministre, Manuel Valls. Il ne participe pas au congrès de Poitiers. "Est-il encore possible de sauver ce quinquennat et de le rendre enfin utile à notre pays?", écrivent l'ancien ministre et l'homme d'affaires. "Est-il encore possible d'éviter le désastre politique et moral pour cette gauche de gouvernement qui semble avoir abandonné la France?" "Oui, nous croyons qu'il n'est pas trop tard pour encore agir et engager enfin une politique différente et innovante. Il suffirait que nos dirigeants ouvrent leurs yeux sur le précipice qu'ils ont ouvert sous nos pieds (et les leurs)." Alors que l'exécutif actuel a été élu en 2012 pour faire baisser le chômage, il s'est "rallié en deux mois" aux "exigences destructrices de l'austérité", déplorent-ils. Ils voient dans "l'explosion du chômage, la hausse de la pauvreté et la montée du sentiment de vulnérabilité dans presque toutes les couches de la société française" les raisons qui jettent des millions de Français dans le vote FN. "Ainsi, le conformisme politique est désormais devenu le principal adversaire du renouveau économique du pays", ajoutent-ils. "C'est lui qui nous paralyse et chaque mois qui passe le rend plus insupportable." "Tout président élu commence par aller faire ses génuflexions à Berlin puis à Bruxelles, enterrant en 72 heures ses engagements de campagne. Et voici des années que cette comédie de l'impuissance publique dure", insistent-ils. Ils invitent les dirigeants politiques français à cesser de mener une lutte "purement verbale" contre le parti d'extrême-droite pour agir sur les causes réelles de la montée du FN. "Il faut refuser de se contenter d'attendre que la croissance revienne, comme s'il s'agissait d'un phénomène météorologique ou du cycle des saisons. Il faut refuser de se féliciter quand est annoncée, pour 2015, une progression du PIB de 1% environ, après trois années de croissance zéro." "Cela veut dire se battre pour la croissance en interrompant les politiques absurdes, inefficaces et anti-économiques de Bruxelles et rendre sous forme de baisses d'impôts ce qui a été lourdement prélevé sur les ménages", ajoutent Arnaud Montebourg et Matthieu Pigasse. "Cela veut dire ne plus se laisser faire par Berlin et Bruxelles et changer la politique économique nationale et européenne." (Emmanuel Jarry, édité par Grégory Blachier)

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  • M8252219 le dimanche 7 juin 2015 à 11:23

    Il ne voit pas mieux que tous les socialistes.LE CAP C'EST ET C'était DES ÉCONOMIES:CE N'EST PAS BRUXELLES QUI EST LA CAUSE DE NOTRE MALHEUR:Ce sont les 10 à15 % de dépenses publiques de fonctionnement et de social de plus que nos voisins européens qui font que nous ne relancerons pas l'économie et l'industrie française avec ce boulet aux pieds.Trop d'élus trop bien payés,trop de fonctionnaires improductifs,Trop de salariés à régimes et statuts spéciaux peu productifs et très privilégiés.