France-Montebourg prêt à prendre des "responsabilités" en 2017

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 (Actualisé avec autres déclarations) 
    PARIS, 8 mai (Reuters) - L'ex-ministre de l'Economie Arnaud 
Montebourg se dit prêt dimanche à prendre "des responsabilités" 
si nécessaire lors de l'élection présidentielle de 2017, 
estimant toutefois que "le moment n'est pas venu" pour une 
candidature de sa part. 
    Ses propos interviennent dans un contexte difficile pour 
François Hollande, décrié jusque dans son camp et malmené dans 
les sondages d'opinion.  
    "S'il y a des responsabilités à prendre, dans une période où 
le pays s'interroge (...) je les prendrai", déclare Arnaud 
Montebourg dans un entretien diffusé dimanche sur France 2. 
    "Mais c'est une décision difficile à prendre, elle ne se 
prend pas un an avant une telle échéance. Elle demande réflexion 
et travail, je n'en suis pas là", ajoute-t-il.  
    Interrogé sur une possible candidature de sa part, l'ancien 
ministre, désormais dans la privé, conclut : "Nous n'en sommes 
pas là, le moment n'est pas venu." 
    Celui qui a quitté le gouvernement en août 2014 sur des 
désaccords avec la politique économique du chef de l'Etat et de 
son Premier ministre estime que le projet de réforme du marché 
du travail porté par Myriam El Khomri est une loi "de 
moins-disant social".  
    S'il était député, il ne voterait pas pour ce texte, dit-il. 
    Le gouvernement n'est pas certain d'avoir la majorité lors 
du vote de ce projet de loi le 17 mai prochain à l'Assemblée 
nationale, et Manuel Valls n'a pas écarté la possibilité de 
recourir à l'article 49.3 de la Constitution qui permet 
l'adoption d'un texte sans vote. 
    Arnaud Montebourg dit ne pas "regretter" son départ du 
gouvernement de Manuel Valls en août 2014. A la question, 
"regrettez-vous d'avoir soutenu François Hollande au second tour 
de la primaire de 2011?", il répond : "parfois". Et d'ajouter : 
"il faut savoir reconnaître ses erreurs". 
    "Le pays n'est pas dans une situation qui nous permette de 
constater que cela va mieux", lance-t-il encore, en écho au "ça 
va mieux" martelé par François Hollande.  
    L'ancien ministre de l'Economie se dit favorable à une 
primaire à gauche, qu'il qualifie d'"airbag anti-21 avril". Le 
21 avril 2002, la gauche a été éliminée au premier tour de 
l'élection présidentielle au profit de l'extrême droite.  
    L'élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai 
2017. 
 
 (Chine Labbé) 
 
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