France-Montebourg appelle à un projet alternatif pour 2017

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 (Actualisé avec citations supplémentaires) 
    PARIS, 16 mai (Reuters) - L'ex-ministre socialiste de 
l'Economie Arnaud Montebourg a appelé lundi à construire un 
projet alternatif et participatif pour la France, après sa 
traditionnelle ascension du mont Beuvray (Saône-et-Loire) à 
l'occasion du lundi de Pentecôte.  
    Ces déclarations semblent constituer un nouveau jalon vers 
la présidentielle de 2017, même si Arnaud Montebourg n'a pas 
officiellement fait acte de candidature. 
    "C'est le moment de se réveiller, de se parler, de s'unir, 
de se rassembler, de se conjuguer pour susciter un projet 
alternatif au pays", a dit l'ex-ministre du Redressement 
productif, désormais vice-président de la chaîne d'ameublement 
Habitat, en estimant que "le système politique est devenu une 
grande machine à trahir" et se montre "incapable de prendre des 
décisions courageuses".      
    Affirmant que les échéances électorales de l'an prochain ont 
drainé "beaucoup de candidats sans aucun projet à part 
eux-mêmes", il a invité ses partisans mais aussi l'ensemble des 
Français à bâtir eux-mêmes ce projet dans les mois qui viennent, 
"car mieux vaut un projet sans candidat qu'une foultitude de 
candidats sans projet".      
    A un an de la présidentielle, celui qui a quitté le 
gouvernement en août 2014 a dressé un sombre tableau de la 
situation de la France, jugeant qu'"on voit tous les jours  
(...) le pays continuer à s'affaisser économiquement, la 
population continuer à s'appauvrir, avec des niveaux de chômage 
et des niveaux de faillites inégalés dans notre histoire et un 
processus de désindustrialisation qui se poursuit 
inexorablement".  
    Ces propos s'inscrivent en contradiction frontale avec le 
"ça va mieux" décliné depuis la mi-avril par un couple exécutif 
à la peine dans les sondages et qui a vu les divisions de la 
gauche s'accentuer autour du projet de réforme du Code du 
travail.      
    Pour cette ascension dans le Morvan, Arnaud Montebourg était 
notamment accompagné de plusieurs députés socialistes 
"frondeurs", dont leur chef de file Christian Paul, et d'Aurélie 
Filippetti, sa compagne.  
    Dans un entretien diffusé le 8 mai sur France 2, 
l'ex-ministre de l'Economie, qui a quitté le gouvernement en 
août 2014, s'était dit prêt à prendre des responsabilités en vue 
de l'élection présidentielle de 2017, tout en précisant qu'il 
n'avait pas encore pris de décision à ce sujet.   
 
 (Myriam Rivet, édité par Henri-Pierre André) 
 
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  • boudet il y a 7 mois

    "beaucoup de candidats sans aucun projet à part eux-mêmes". En tout cas, s'il se présente il y en aura au moins un dans ce cas de figure.

  • M8252219 il y a 7 mois

    De bien belles paroles: pour faire avancer ensemble:les salariés du privé soumis au risque du chômage;les statuts spéciaux et les fonctionnaires pas de risque de chômage et des avantages indus ; les artisans et commerçants qui mettent en gages leurs maisons et sont soumis aux aléas économiques et/ou politiques les entrepreneurs qui hypothèquent tous leurs biens pour créer une entreprise. Les grosses entreprises pour qui seul le coût de production doit baisser. Le baratin politique ne prend plus