France-Mobilisation modeste contre la réforme du Code du travail

le , mis à jour à 18:25
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    * Les cortèges moins fournis que le 31 mars 
    * Violences contre les forces de l'ordre à Paris, Rennes et 
Nantes 
    * Les manifestants continuent à réclamer le retrait du 
projet 
    * Mesures pour les jeunes annoncées lundi par Valls 
 
 (Actualisé avec chiffres et incidents) 
    PARIS, 9 avril (Reuters) - Des milliers de salariés et 
d'étudiants ont défilé samedi dans toute la France pour obtenir 
le retrait du projet de réforme du Code du travail, une 
mobilisation en retrait par rapport aux précédentes mais 
émaillée de violents incidents. 
    L'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et 
FIDL, qui a déjà prévu de nouvelles actions le 28 avril, 
entendait maintenir la pression sur le gouvernement en 
organisant la sixième mobilisation depuis un mois. 
    Après les rassemblements du 31 mars, qui ont réuni entre 
390.000 et 1,2 million de personnes, le record depuis le début 
de la contestation, les cortèges de samedi étaient peu fournis. 
    A Toulouse, ils étaient samedi entre 8.000 selon la police 
et 12.000 selon des organisateurs (20.000 selon la CGT), contre 
20.000 à 100.000 le 31 mars dernier. 
    "Je suis contre le fait que l'accord d'entreprise devienne 
la loi. Les grandes entreprises entretiennent la précarité en 
utilisant l'intérim, la sous-traitance et les contrats pro", a 
déclaré Olivier Grimoux, délégué du personnel CGT chez 
l'équipementier automobile Continental. 
    A Rennes, la participation a aussi été plus faible que lors 
des précédents rassemblements avec 1.700 manifestants selon la 
police et 4.000 selon les syndicats, dont beaucoup de jeunes.  
    Des échauffourées entre CRS et des manifestants "extrêmement 
violents" selon la préfecture ont éclaté. Trois policiers ont 
été blessés dans cette ville et quatre personnes interpellées. 
    A Paris, un groupe de jeunes très déterminés au visage 
masqué a jeté des projectiles contre les forces de l'ordre, qui 
ont répliqué par des gaz lacrymogènes.   
    A Nantes aussi, des heurts ont éclaté et des commerces ont 
de nouveau été endommagés alors même que, selon la CGT 
elle-même, les manifestants n'étaient que 1.000 dans cette 
ville.  
     
    LE TEXTE A L'ASSEMBLÉE LE 3 MAI 
    Ils étaient 4.400 à Lyon selon la police, (8.000 selon les 
organisateurs), de 5.000 à 10.000 à Bordeaux, de 3.000 à 45.000 
à Marseille, des villes où aucun incident n'a éclaté. 
    "Je dis solennellement au gouvernement : commencez bien à 
réfléchir", a déclaré sur France Info le secrétaire général de 
FO, Jean-Claude Mailly. "Nous nous inscrivons dans la durée." 
    Le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre 
Laurent, a mis en garde le gouvernement dans Le Parisien de 
samedi, l'exhortant à retirer son projet. 
    "Avant qu'il ne soit trop tard pour lui, le gouvernement 
ferait bien d'écouter ce qui se dit dans les rues", a-t-il dit. 
    La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale 
a pourtant modifié le projet pour tenter d'amadouer l'opposition 
à la fois des syndicats et des petites et moyennes entreprises. 
    La commission, qui a achevé jeudi l'examen du projet de loi 
avant son arrivée en séance plénière le 3 mai, l'a modifié afin 
d'aider les petites et moyennes entreprises sur la question des 
licenciements et en votant des amendements en faveur des 
salariés, par exemple pour protéger du licenciement les mères à 
leur retour d'un congé maternité.   
    Mais les opposants continuent à exiger le retrait du projet 
et le mouvement "Nuit debout" essaime au-delà de la place de la 
République à Paris, où il est installé depuis le 31 mars, dans 
de grandes villes de province. 
    Après les consultations de mercredi entre les organisations 
de jeunesse et les ministres du Travail, de l'Education 
nationale et de la Jeunesse, le gouvernement prépare des 
propositions qui doivent être dévoilées lundi par Manuel Valls à 
l'occasion d'une nouvelle réunion, cette fois à Matignon. 
    L'idée d'une allocation financière pour les jeunes diplômés 
est notamment sur la table. 
    Le président de l'Unef, William Martinet, s'était montré 
mercredi optimiste, tout en maintenant son opposition au projet 
de loi. "Nous avons la conviction que nous arrivons à avancer", 
avait-il déclaré.   
 
 (Yves Clarisse, avec service France) 
 
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  • rodde12 le samedi 9 avr 2016 à 19:45

    Ils font ça pour s'éclater, c'est le printemps. Il y en a même quelques uns qui vont se faire mettre une ceinture spéciale et finiront en petits morceaux. Il vaudrait mieux les entôler tout de suite ça ferait moins de dégâts chez les innocents. De toute façon ce sont des asociaux; Ils ne veulent que profiter du système. Quand comprendra on que l'égalité des droits n'est pas l'égalité entre les fouriens et ceux qui travaillent?