France-Mélenchon refuse de donner une consigne de vote

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    PARIS, 9 décembre (Reuters) - Le co-leader du Front de 
Gauche Jean-Luc Mélenchon refuse, dans une interview publiée 
mercredi, de donner une consigne de vote pour le second tour des 
élections régionales dans les régions où la gauche s'est retirée 
pour faire barrage au Front national.  
    "En Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte 
d'Azur, où il n'existe plus de vote de gauche possible, je me 
garderai bien de donner des consignes", indique le député 
européen du Parti de Gauche sur le site internet du Monde.  
    "Plutôt la droite que le FN ? A condition qu'il y ait une 
différence ! Ce n'est pas à nous de la proclamer", ajoute-t-il. 
    Faire barrage à l'extrême droite "sans aucune exigence ni 
engagement préalable sur les principes essentiels est un 
blanc-seing très dangereux", poursuit le candidat du Front de 
Gauche à l'élection présidentielle en 2012. 
    Au lendemain du premier tour qui a vu le FN enregistrer une 
percée d'une ampleur sans précédent, Manuel Valls a appelé les 
électeurs de gauche à voter pour les candidats Les Républicains 
(LR) dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en 
Provence-Alpes-Côte-d'Azur et en 
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, trois régions susceptibles 
d'être remportées par le FN.  
    En dépit des consignes nationales, le socialiste Jean-Pierre 
Masseret a maintenu mardi sa candidature en vue du deuxième tour 
des régionales en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. 
    "La réaction d'honneur blessé de Jean-Pierre Masseret, qui 
n'est pas un militant révolutionnaire, atteint beaucoup de 
socialistes dans le pays", estime Jean-Luc Mélenchon.  
     Au niveau national, le Front de Gauche a récolté 4,15% des 
voix au premier tour des élections régionales. A la question de 
savoir si le parti peut survivre à ce score, Jean-Luc Mélenchon 
répond : "Sous cette forme-là, non." 
    "Aux régionales, nous étions illisibles et dispersés en 
quatre combinaisons différentes pour treize régions", 
souligne-t-il. "Une présidentielle qui serait menée dans les 
mêmes conditions, c'est-à-dire découpée en 570 circonscriptions 
législatives où chacun ferait sa popote sur son petit feu, est 
condamnée d'avance".  
 
 (Marine Pennetier) 
 
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  • dotcom1 il y a 12 mois

    Normal, ils ont le même programme que le FN.