France-Mélenchon en appelle aux "frondeurs" contre la loi Travail

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    PARIS, 14 mai (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon en appelle aux 
frondeurs du Parti socialiste pour faire échec au projet de loi 
sur la réforme du code du travail, les invitant à voter une 
motion de censure même issue de la droite lors de son examen en 
seconde lecture au Parlement s'ils ne parviennent pas à déposer 
la leur. 
    "Il faut que la loi travail soit retirée et que (le Premier 
ministre Manuel) Valls s'en aille", dit le co-fondateur du Parti 
de gauche dans une interview au Journal du dimanche. "A quoi bon 
les deux mois de violences jusqu'à la prochaine motion de 
censure en juillet? Dans deux mois, Valls sera renversé." 
    Dans ce contexte, il déclare que les frondeurs du PS, qui ne 
sont pas parvenus, à deux voix près cette semaine, à déposer une 
motion de censure commune avec l'opposition de gauche pour 
contrer le recours par le gouvernement à l'article 49-3 de la 
Constitution  , à être "conséquents." 
    "Le texte revient en juillet devant l'Assemblée (...) Ils 
doivent être capables, en deux mois, de trouver les deux 
signatures qui manquent. Sinon, le bloc d'opposition de gauche - 
qui comprend 26 frondeurs PS - doit voter la prochaine motion 
de censure quel qu'en soit l'auteur", ajoute Jean-Luc Mélenchon. 
    Pour lui, la tentative de motion de censure instaure de fait 
l'existence d'une opposition de gauche au gouvernement et "les 
frondeurs doivent maintenant assumer les conséquences de ce 
choix et faire équipe avec moi." 
    Il estime que la mobilisation sociale contre le projet de 
loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri doit continuer 
mais condamne les auteurs des violences qui ont marqué plusieurs 
manifestations. 
    "Ces gens servent nos adversaires. Ils rendent notre tâche 
plus difficile. Casser des vitrines, détruire des biens publics, 
jeter des pierres sur des policiers, cela n'a rien à voir avec 
notre lutte (...) A cause d'eux et de la façon disproportionnée 
dont est utilisée la police, les gens ont peur de venir 
manifester! Cela donne un prétexte extraordinaire pour ne plus 
parler que des violences et non du fond de la loi", 
souligne-t-il. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Danielle Rouquié) 
 
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