France-Mélenchon dément avoir été conseillé par Buisson

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PARIS, 18 mars (Reuters) - Le député européen Jean-Luc Mélenchon a qualifié mercredi de "pure invention" les liens avec Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, que lui prêtent deux journalistes du Monde dans un livre à paraître jeudi. Ariane Chemin et Vanessa Schneider écrivent dans "Le mauvais génie" que l'ancien journaliste d'extrême droite et Jean-Luc Mélenchon se connaissent depuis 22 ans, sont amis, et que le premier a conseillé le second lors de la présidentielle de 2012. (voir ID:nL6N0WJ4MS ) "Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service. Il est de ceux qui l'encouragent à quitter le Parti socialiste en 2008", écrivent-elles selon les bonnes feuilles publiées mardi par Le Monde. Le co-fondateur du Parti de gauche a vivement démenti tout lien de cet ordre avec Patrick Buisson, allant jusqu'à y voir une manoeuvre en pleine campagne des élections départementales et qualifiant les deux journalistes d'"agents d'ambiance au service d'un système en perdition". "Pour stimuler la polémique et tâcher de faire des ventes, une histoire est inventée qui fait de moi l'ami personnel de monsieur Buisson et de lui mon confident et conseiller. Pure invention", écrit le député européen du Parti de gauche sur sa page Facebook. "J'ai jouté de nombreuses fois contre monsieur Patrick Buisson sur des plateaux de télé (..) J'ai accepté son invitation a la remise de sa légion d'honneur à l'Elysée il y a quelques années. Je m'y suis trouvé aux côtés de Jean-Christophe Cambadélis", premier secrétaire du PS, ajoute-t-il. "J'ai dû rencontrer une fois dans un bar monsieur Buisson à propos d'un livre qu'il écrivait dont j'ai oublié le sujet. A cela se limitent nos relations. Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre." Jean-Luc Mélenchon dit avoir été contraint de démentir après une "nouvelle agression" pour éviter aux candidats du Front de gauche "d'être atteints par ce genre de malveillance", qu'il attribue aux médias avec lesquels il se montre souvent sévère. (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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