France-Mélenchon à la peine pour trouver ses parrainages

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    TOULOUSE, 28 août (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a admis 
dimanche être encore loin d'avoir recueilli les parrainages 
d'élus nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle 
de 2017 mais s'est dit déterminé à aller jusqu'au bout, lors de 
son discours de rentrée à Toulouse. 
    L'eurodéputé et co-fondateur du Parti de gauche, qui a pris 
ses distances avec les autres composantes du Front de gauche et 
veut être le candidat de "la France insoumise", a redit son 
rejet de la primaire organisée par le Parti socialiste. 
    "Si nous n'allons pas à la primaire, c'est parce que nous ne 
sommes pas d'accord pour en respecter le résultat s'il ne nous 
convient pas, c'est parce que si (le président François) 
Hollande ou (le Premier ministre Manuel) Valls la gagnent, 
jamais nous ne ferons campagne pour eux."  
    "Mais à la présidentielle, oui, je suis candidat, et j'irai 
jusqu'au bout", a-t-il ajouté devant une foule de partisans. 
    Jean-Luc Mélenchon, qui était arrivé en quatrième position 
au premier tour de la présidentielle de 2012 avec 11,1% des 
suffrages exprimés, a cependant reconnu qu'il n'avait recueilli 
à ce jour que 200 des 500 parrainages d'élus requis. 
    Il a dénoncé les "appareils politiques qui verrouillent par 
la peur et les intimidations" ces parrainages. 
    "La marche reste haute, mes amis, je ne veux pas vous le 
cacher (...) C'est difficile", a-t-il dit à ses partisans. 
"Quand vous n'avez pas les parrainages, les banques ne vous 
prêtent pas et si vous n'avez pas l'argent, comme c'est 
difficile de mener une campagne de cette ampleur !" 
    Il a exhorté ses partisans à aller voir leurs maires pour 
les convaincre de lui apporter leur parrainage et à participer 
par des versements mensuels, même d'un euro, au financement de 
sa campagne. 
    "Réfléchissez à ce que ce serait, sinon. Ce n'est pas un jeu 
tout ça", a souligné Jean-Luc Mélenchon. 
    Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien Dimanche, 59% des 
Français ont une mauvaise opinion de lui, contre 39% d'un avis 
contraire. Mais 51% le préfèrent à François Hollande, l'actuel 
chef de l'Etat socialiste, contre 43% d'un avis contraire. 
  
 
 (Julie Rimbert, avec Emmanuel Jarry à Paris) 
 
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