France-Martinez déplore un "ordre" de "charger" les manifestants

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    PARIS, 16 juin (Reuters) - Philippe Martinez a assuré jeudi 
que les militants CGT qui ont participé à des violences lors de 
la manifestation contre la loi Travail, mardi, s'étaient 
simplement défendus face à un vraisemblable "ordre" de "charger" 
les manifestants. 
    Le secrétaire général de la CGT récuse toute responsabilité 
dans les violences observées en marge des manifestations contre 
le projet de réforme du Code du travail.  
    Mardi, le Premier ministre Manuel Valls a accusé le service 
d'ordre du syndicat d'avoir eu une "attitude ambiguë" à l'égard 
des casseurs, et le préfet de police de Paris a déclaré qu'une 
petite partie des militants CGT avaient pris part aux violences. 
    "Dans la manifestation, il y a eu un ordre, je pense de la 
préfecture (...) de foncer sur les manifestants, alors que notre 
service d'ordre essayait de dégager la manifestation, et donc il 
y a eu des incidents entre la police et les manifestants", a 
déclaré jeudi Philippe Martinez sur RTL. 
    "Il y a dû y avoir un ordre (...) de charger les 
manifestants, quand c'est comme ça (...) chacun essaye de se 
défendre", a-t-il ajouté.  
    "Essayer de détourner le débat sur la CGT alors que le 
problème, ce sont des casseurs qui sont à l'extérieur des 
manifestations, c'est un nouveau procès d'intention contre la 
CGT", a-t-il poursuivi.  
    François Hollande et Manuel Valls ont menacé mercredi 
d'interdire les manifestations à risque après les incidents du 
défilé parisien de mardi. 
    "On a l'impression que tout ce qui se passe dans le pays, 
aujourd'hui, c'est de la faute de la CGT", a regretté jeudi 
Philippe Martinez. "Le gouvernement, au lieu de jeter de l'huile 
sur le feu, devrait un peu se calmer." 
    Le secrétaire général de la CGT a rendez-vous vendredi avec 
la ministre du Travail Myriam el Khomri, qui porte le projet de 
loi contesté.  
    "Malgré ce qu'a dit le Premier ministre hier, on ira au 
rendez-vous, parce que nous, nous avons le sens des 
responsabilités, et nous voulons trouver une solution", a-t-il 
assuré jeudi. "Ce qui est en jeu, c'est l'avenir des salariés." 
    L'intersyndicale opposée à la réforme a décidé de maintenir 
les journées d'action prévues les 23 et 28 juin malgré les 
menaces d'interdiction de l'exécutif. 
 
 (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 6 mois

    Le camarade Staline l'aurait envoyé en Sibérie pour troubles à l'ordre public......

  • dotcom1 il y a 6 mois

    Assez de ces irresponsables qui jouent avec le feu puis appelle les pompiers en pleurnichant.

  • glitzy il y a 6 mois

    Coupez-lui le micro, on ne veut plus entendre parler de ce pyromane pendant quelques semaines.