France-Marion Maréchal-Le Pen tête de liste FN en Paca

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* L'ancien numéro deux du FN demande une clarification * Philippot nie toute querelle entre les anciens et les modernes * Marine Le Pen n'a toujours pas choisi d'y aller ou pas (Actualisé avec choix de sept têtes de liste) PARIS, 17 avril (Reuters) - Marion Maréchal-Le Pen, seule en lice après les retraits de son grand-père Jean-Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch, a été adoubée vendredi tête de liste du Front national aux élections régionales de décembre en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca). En pleine tourmente politico-familiale, la candidature de la députée du Vaucluse, âgée de 25 ans, est emblématique dans une des terres de prédilection du FN où le président d'honneur de la formation avait obtenu 33% des voix aux européennes de 2014. Le bureau politique a également choisi six autres têtes de liste sur 13, notamment Wallerand de Saint Just, son trésorier national, en Ile-de-France, Louis Aliot, vice-président et compagnon de Marine Le Pen, en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, et Nicolas Bay, son secrétaire général, en Normandie. En revanche, Marine Le Pen s'est donné un délai de réflexion pour choisir de conduire, ou non, la liste dans le Nord-Pas-de-Calais Picardie, la présidente du FN hésitant à briguer une fonction qui est, dit-elle, un "travail à plein temps". "Elle réfléchira encore quelques semaines et le bureau politique avalisera sa décision", a dit le vice-président du FN, Florian Philippot. Au sein de l'état-major frontiste, les avis sont partagés sur l'intérêt, pour Marine Le Pen, de se présenter. Elle-même juge cette région "gagnable", mais un échec pourrait rompre sa dynamique en vue de la présidentielle de 2017. Il y aurait également le risque pour elle, en terme d'image, de voir sa nièce, Marion, l'emporter dans le Sud-Est tandis qu'elle même serait battue dans sa région. Bruno Gollnisch, ancien numéro deux du mouvement et proche de Jean-Marie Le Pen a annoncé son retrait en Paca pour "ne pas troubler la réconciliation familiale" entre "les trois générations de la famille Le Pen". PAS DE QUERELLES ENTRE LES ANCIENS ET LES MODERNES Il avait fait acte de candidature après le retrait de Jean-Marie Le Pen au terme d'un violent bras de fer avec sa fille Marine, qui lui a succédé à la présidence du Front national, à la suite d'une interview très controversée du patriarche à l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol. ID:nL5N0XA11D L'ex-numéro deux du FN avait proposé de constituer un "ticket" avec Marion Maréchal-Le Pen qui a sèchement refusé de s'associer avec une personnalité qui "incarne le Front d'une certaine époque, qui me semble un peu révolue". Sur France 2, l'intéressé a déclaré qu'un débat sur la ligne du parti s'imposait, en particulier sur le plan économique, "à partir du moment où une jeune candidate dit 'il y a un Front national ancien et un Front national nouveau'". "En quoi sommes-nous nouveau, qu'avons nous abandonné par rapport à ce que des dizaines de milliers de militants, des millions d'électeurs ont défendu bec et ongles, au prix quelquefois de sacrifices considérables, autour de Jean-Marie Le Pen, de moi-même et de biens d'autres ?", a-t-il dit. Bruno Gollnisch s'est notamment demandé si le FN défendait toujours "la lutte contre les excès de la bureaucratie qui paralyse, du fiscalisme qui spolie (...) le rétablissement des libertés économiques", des thèmes bien éloignés de la nouvelle ligne dirigiste et protectionniste défendue par Marine Le Pen. Florian Philippot a démenti sur France Info toute querelle entre les "anciens et les modernes." "Il y a une ligne rassembleuse qui fonctionne électoralement et qui correspond à nos convictions profondes", a-t-il dit. Cette ligne a été, selon lui, "rappelée" par Marine Le Pen pour trancher le différend avec son père et permettra au Front national d'être "plus professionnel, plus rassembleur". Le sénateur-maire FN de Fréjus David Rachline a laissé entendre de son côté que les militants seraient consultés sur des questions comme le nom du parti mais aussi "quelques éléments stratégiques", sans en préciser la forme. "Nous allons les consulter dans les prochains mois, peut-être après les élections régionales, peut-être un peu avant", a-t-il indiqué sur Europe 1, en estimant "à titre personnel, que les adhérents sont attachés au nom de notre mouvement". (Yann Le Guernigou et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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