France-Marion Maréchal-Le Pen dénonce le "parti de la peur"

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    MARSEILLE, 9 décembre (Reuters) - Marion Maréchal-Le Pen, 
tête de liste du Front national en Provence-Alpes-Côte d'Azur 
pour les élections régionales, a dénoncé mercredi tous ceux qui 
prennent la "démocratie en otage" pour priver le FN d'un "succès 
historique". 
    Alors qu'elle est arrivée largement en tête lors du premier 
tour des élections régionales, un sondage publié mercredi la 
donne perdante au second tour.   
    D'après cette étude, elle pâtirait de la décision du PS de 
retirer sa liste en Paca et d'appeler à voter pour le candidat 
de la droite et du centre, le maire de Nice Christian Estrosi.  
    "L'argument du front républicain est usé jusqu'à la corde", 
a estimé Marion Maréchal-Le Pen devant plus d'un millier de 
personnes venus assister à son seul meeting d'entre deux tours, 
à Marseille.  
    La députée du Vaucluse a fustigé le "suicide collectif" 
d'une gauche qui a fait le choix du retrait pour faire barrage 
au FN, y voyant un acte d'une "gravité inouïe". 
    "Le vrai parti de la peur, c'est eux. Ce parti des fausses 
élites et des politiciens, ce parti médiatique, des syndicats et 
des affairistes", a-t-elle dit.  
    "Nous n'accepterons plus d'être traités d'anti-républicains 
par des gens qui, depuis trente ans, ont été de mauvais 
serviteurs de la République", a poursuivi la jeune élue.  
    "Nous n'avons aucune leçon à recevoir de Manuel Valls 
(Premier ministre, NDLR), de (Jean-Christophe) Cambadélis 
(Premier secrétaire du PS, NDLR) et de (Christian) Estrosi (tête 
de liste de la droite et du centre en Paca, NDLR)." 
    "Le vrai front républicain, c'est bien le Front national". 
    Marion Maréchal-Le Pen, qui fête jeudi ses 26 ans, a pris 
exemple sur les mairies conquises par le mouvement d'extrême 
droite en 2014 pour mettre en exergue la capacité de son parti à 
gérer l'exécutif d'une région. 
    "Laissez-nous vous montrer ce que nous savons faire. Il n'y 
a pas d'un côté les experts et de l'autre le peuple inapte et 
stupide", a-t-elle dit en réponse au Medef local qui a dénoncé 
mardi "l'anachronisme" du programme économique de son parti. 
    Selon le sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI 
publié mercredi, Marion Maréchal-Le Pen recueillerait 46% des 
suffrages en Paca dimanche contre 54% pour Christian Estrosi. 
    La tête de liste FN avait obtenu au premier tour 40,55% des 
voix, devançant très nettement le candidat des Républicains 
(26,48%) qu'elle affrontera en duel après le retrait de la liste 
du socialiste Christophe Castaner (16,39%). 
    Avec ce retrait, la gauche n'aura plus aucun élu dans 
l'exécutif de cette région, présidée depuis 1998 par Michel 
Vauzelle (PS), qui ne se représentait pas. 
     
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Chine Labbé) 
 
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  • delapor4 le jeudi 10 déc 2015 à 00:31

    Une région sûre : Grand-Est. Deux probables : PACA et Bourgogne. Une possible : Nord-Picardie.