France-Marineland, un poids lourd économique qui divise

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    * Le plus grand parc marin d'Europe 
    * 150 à 500 salariés, 40 millions d'euros de chiffre 
d'affaires 
 
    par Matthias Galante 
    NICE, 17 mars (Reuters) - Six mois après avoir été touché 
par des intempéries qui ont fait 20 morts sur la Côte-d'Azur, le 
parc Marineland d'Antibes se prépare à rouvrir au public le 21 
mars dans un contexte tendu. 
    Au-delà des spectacles de dauphins et d'orques dénoncés par 
les opposants à la captivité des cétacés, les enjeux économiques 
sont énormes : le plus grand parc marin d'Europe, fondé en 1970, 
est un des poids lourds touristiques du Sud-Est de la France. 
    Chaque année, il attire environ 1,2 million de visiteurs 
dans ces structures antiboises, dont Kid's Island et Aquaplash. 
    Une fréquentation qui le place en tête des sites récréatifs 
de loisirs de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, selon 
l'Observatoire du Comité régional du tourisme Paca (CRT).  
    Son rayonnement international pousse même 8% des touristes 
étrangers débarquant en avion à Nice à se rendre à Marineland 
indique, de son côté, le CRT Côte-d'Azur. 
    Avec 150 salariés permanents, jusqu'à 500 en haute saison, 
selon le nouveau directeur général du delphinarium Arnaud Palu, 
il réalise en moyenne un chiffre d'affaires d'environ 40 
millions d'euros, confie une autre source interne.  
    Ces chiffres expliquent en partie pourquoi les élus locaux 
montent au créneau pour défendre ce site malmené depuis 
plusieurs mois, par des associations de protection des animaux. 
    Trois d'entre elles, "C'est Assez !", "Réseau-cétacés" et 
l'Aspas, avaient déposé fin décembre une plainte pour 
maltraitance sur les dauphins et les orques. 
    Cette plainte a récemment débouché sur l'ouverture d'une 
enquête préliminaire par le parquet de Grasse.  
    "Les animaux ne sont pas maltraités mais aimés. Ils sont nés 
ici, ce serait incohérent qu'ils retrouvent la vie sauvage", a 
déclaré jeudi le député-maire d'Antibes, Jean Leonetti (Les 
Républicains) lors de la présentation des nouveaux spectacles de 
Marineland à la presse. 
     
    NOUVEAUX NUMÉROS 
    Le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, 
Christian Estrosi, a lui aussi apporté un soutien explicite à 
l'entreprise : "C'est un lieu de partage exceptionnel. Les 
amoureux de Marineland sont plus nombreux que les grincheux qui 
font des procès de mauvaise intention." 
    Alors que les critiques ont poussé le mastodonte américain 
SeaWorld à annoncer la fin prochaine de ses représentations avec 
des orques, ainsi que des programme de reproduction, la 
direction de Marineland a décidé de changer les orientations de 
ses numéros.  
    Sur fond de musique classique, ils sont, promet-elle, "plus 
pédagogiques, avec des animaux ambassadeurs du monde marin".  
    "La réflexion menant à ces changements était engagée depuis 
deux ans à la suite des études auprès de nos clients", précise 
le directeur général. 
    Le 3 octobre dernier, 90% des 25 hectares du site avaient 
été recouverts par une lame d'eau destructrice, occasionnant 
plusieurs millions d'euros de dégâts.  
    Plusieurs animaux avaient péri, parmi lesquels des tortues. 
Une orque de 19 ans était décédée une semaine plus tard mais pas 
en raison des intempéries, avaient précisé les responsables. 
    L'hôtel, inauguré quelques mois plus tôt, avait aussi été 
touché. 
    Marineland appartient depuis 2006 à l'Espagnol Parques 
Reunidos, qui possède "plus de 55 parcs dont huit parcs marins à 
travers douze pays répartis dans la zone EMEA (Europe, 
Moyen-Orient et Afrique) et en Amérique (Etats-Unis et 
Argentine)", peut-on lire dans sa plaquette de présentation.  
    Le groupe revendique "jusqu'à 18.000 salariés en haute 
saison et 26 millions de visiteurs par an". 
 
 (Edité par Emmanuel Jarry) 
 
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