France-Marine Le Pen pardonne à Bruno Gollnisch

le , mis à jour à 16:51
1
    * La dirigeante du FN refuse la démission de Bruno Gollnisch 
    * Marie-Christine Arnautu devant le conseil de disciplinaire 
 
 (Actualisé avec Gollnisch) 
    PARIS, 11 mai (Reuters) - Marine Le Pen a choisi jeudi 
l'apaisement en refusant la démission de Bruno Gollnisch du 
bureau politique du Front national, un geste qu'elle avait exigé 
après la participation de l'eurodéputé le 1er mai à un 
rassemblement avec son père. 
    En revanche, Marie-Christine Arnautu, qui s'était également 
affichée aux côtés de Jean-Marie Le Pen, n'a pas voulu faire 
acte d'allégeance et sera convoquée devant les instances 
disciplinaires, annonce le parti dans un communiqué. 
   "Conformément au souhait exprimé par le bureau politique le 2 
mai, Bruno Gollnisch a remis ce jour à Marine Le Pen sa 
démission du bureau politique. Dans un souci d'apaisement, 
celle-ci l'a refusée", dit le texte. 
    La présidente du FN rappelle que "si le combat pour la 
France nécessite l'union de tous les patriotes de bonne 
volonté", ce combat "ne peut néanmoins être efficace et gagnant 
que dans le respect de la discipline". 
    Figures historiques du FN, l'eurodéputé Bruno Gollnisch et 
Marie-Christine Arnautu, vice-présidente, comptent parmi les 
derniers fidèles de Jean-Marie Le Pen, qui a été exclu du parti 
en 2015, même s'il en reste le président d'honneur. 
    "Je considérais que je n'avais pas commis de faute puisque 
je souhaitais, au 1er mai, assister aux dépôts de gerbes de 
Jean-Marie Le Pen, de Marine Le Pen et à son déjeuner auquel 
j'étais inscrit", a dit Bruno Gollnisch à Reuters. 
    "Enfin, dans un souci d'apaisement qui a prévalu de part et 
d'autre, j'ai présenté ma démission et elle a été refusée", 
a-t-il ajouté, précisant qu'il soutenait bien sûr la candidature 
de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017.  
    Malgré les mises en garde de la dirigeante du FN, Bruno 
Gollnisch et Marie-Christine Arnautu étaient montés à la tribune 
le 1er mai aux côtés du fondateur du mouvement lors d'un 
rassemblement à Paris en l'honneur de Jeanne d'Arc. 
     
    "UN ACTE HOSTILE" 
    Le patriarche, âgé de 87 ans, avait alors fustigé la 
"diabolique stratégie" de "dédiabolisation" mise en oeuvre par 
sa fille et qui la conduira, selon lui, vers la défaite à la 
présidentielle de 2017, peut-être même au premier tour.    
    Le bureau politique du FN avait constaté le lendemain "le 
caractère inacceptable" de la participation de dirigeants à une 
manifestation "réunissant un grand nombre d'organisations et de 
personnalités violemment hostiles au Front National". 
    Il avait en conséquence sommé les deux députés européens de 
démissionner des instances du parti, à savoir le bureau 
politique pour Bruno Gollnisch et le bureau politique et le 
bureau exécutif pour Marie-Christine Arnautu. 
    Dénonçant une "purge", Marie-Christine Arnautu avait affirmé 
qu'elle ne démissionnerait pas et que le parti devrait l'exclure 
s'il voulait mettre ses menaces à exécution. 
    En revanche, Bruno Gollnisch avait minimisé la portée de sa 
présence aux côtés de Jean-Marie Le Pen, la présentant comme un 
geste d'amitié envers son compagnon politique de longue date.   
    "Je pense qu'on est entre gens trop intelligents pour 
vouloir exclure parce que l'on dépose une gerbe à Jeanne d'Arc 
et que l'on écoute un discours politique intéressant", avait-il 
dit. 
    Le vice-président du FN Florian Philippot et le secrétaire 
général Nicolas Bay avaient dénoncé un "acte hostile" à la 
politique du parti et de sa présidente Marine Le Pen. 
 
 (Gérard Bon, avec Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 il y a 7 mois

    En une phrase , t'es encore plus démente que tes électeurs qui eux ont pourtant des raisons de renverser l'establishment. Une Honte la Marine.