France-Mariani prévoit une nouvelle visite en Crimée en octobre

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PARIS, 27 juillet (Reuters) - Thierry Mariani, qui s'est rendu avec plusieurs parlementaires français en Crimée la semaine dernière, s'est défendu lundi de toute violation du droit international et a annoncé un "probable" nouveau déplacement en octobre dans la péninsule ukrainienne dont l'annexion par la Russie n'est pas reconnue par la communauté internationale. L'initiative du député Les Républicains (LR) des Français de l'étranger a suscité l'ire du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et de plusieurs responsables socialistes qui ont dénoncé "une équipée ridicule" ID:nL5N1022CW . Le groupe LR à l'Assemblée nationale a quant à lui pris ses distances avec l'initiative tout en estimant important de maintenir des "relations équilibrées" avec la Russie. "Quand un député doit sortir de France, il doit demander l'autorisation comme un petit garçon?", s'est interrogé Thierry Mariani sur France Info. "Je suis un homme libre, j'ai rempli les obligations fixées par le règlement de l'Assemblée, c'est à dire auprès du déontologue, après excusez-moi je n'ai pas besoin d'une autorisation de M. Fabius, de M. Bartolone ou même de mon parti". "Pourquoi nous y sommes allés? Tout simplement pour maintenir les contacts avec les parlementaires russes (...)pour continuer à échanger avec eux et pour aller voir sur place en Crimée, (qui est) aujourd'hui une zone grise", a indiqué Thierry Mariani. "Dans cette région, regardons les choses en face, le droit international est violé depuis deux ans, il est violé par tout le monde". Un autre déplacement en Crimée aura "probablement" lieu "très prochainement en octobre", a-t-il indiqué. "La politique étrangère est faite par le gouvernement mais les députés ont aussi leur rôle de contact et de dialogue, c'est ce qu'on a fait c'est tout." La Crimée a été annexée en mars 2014 par la Russie après un référendum non reconnu par la communauté internationale, à l'issue duquel 97 % des habitants de cette péninsule ukrainienne à majorité russophone ont choisi leur rattachement à la Russie. L'Union européenne a depuis adopté une série de sanctions et d'interdictions d'entrée sur le territoire européen à l'encontre de personnalités russes accusées de jouer un rôle dans le conflit ukrainien qui a fait plus de 6.500 morts. En réponse à ces sanctions, Moscou a dressé une liste noire de personnalités européennes interdites d'entrée sur son territoire. (Marine Pennetier)

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  • M7097610 le lundi 27 juil 2015 à 11:08

    j'ai tendance à faire plus confiance à la démocratie des urnes qu'au droit international ...

  • wanda6 le lundi 27 juil 2015 à 09:51

    " La Crimée a été annexée en mars 2014 par la Russie après un référendum non reconnu par la communauté internationale, à l'issue duquel 97 % des habitants de cette péninsule ukrainienne à majorité russophone ont choisi leur rattachement à la Russie. " C'est donc un rattachement !!!!