France-Manuel Valls exclut tout "chantage" à la démission

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    PARIS, 6 mars (Reuters) - Manuel Valls, en première ligne 
dans le débat sur le projet controversé de réforme du Code du 
travail, exclut d'exercer un "chantage" à la démission, dans un 
entretien au Journal du Dimanche. 
    "Jamais je n'ai fait et je ne ferai de chantage à la 
démission. Le narcissisme, l'égotisme et les caprices, je laisse 
cela à d'autres", répond le Premier ministre à une question sur 
des rumeurs sur ses velléités de départ en cas de retrait du 
texte. 
    "Il y aurait une forme d'indécence à poser le débat autour 
de ma personne", ajoute-t-il, en évoquant cette réforme, la 
menace d'attentats, la crise migratoire et le risque de 
dislocation de l'Europe. 
    Manuel Valls, arrivé à Matignon il y a deux ans, évoque en 
outre sa "loyauté personnelle" à l'égard de François Hollande et 
son "respect des institutions". 
    Interrogé sur l'opportunité d'organiser une primaire à 
gauche en vue de la présidentielle de 2017, il se dit intéressé 
par la question, à condition qu'elle ne débouche pas sur une 
remise en cause de la "légitimité du président". 
    Les derniers sondages montrent une érosion de la popularité 
du Premier ministre, tombé à 27% d'opinions favorables - cinq 
points de moins qu'il y a un mois - dans une enquête TNS 
Sofres-OnePoint pour Le Figaro Magazine parue jeudi. 
  
     
    Voir aussi : 
    Les jeunes, premiers bénéficiaires de la loi Travail, dit 
Valls   
 
 (Simon Carraud et Jean-Baptiste Vey) 
 
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  • s.thual le dimanche 6 mar 2016 à 08:48

    Chantage à la démission ? Que de modestie,,,,comprenne qui voudra,

  • Berg690 le dimanche 6 mar 2016 à 02:09

    Le Medef pourra choisir ses juges et arbitres, afin d'exploiter au mieux ses salariés. En effet, lorsque les directions départementales prendront une décision, il pourra se tourner vers le juge judiciaire et non plus les tribunaux administratifs, histoire de choisir sa juridiction, au mépris de toute égalité devant la loi.