France-Manifestation tendue à Toulouse en hommage à Rémi Fraisse

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(Actualisé avec interpellations à Toulouse §5) PARIS/TOULOUSE, 8 novembre (Reuters) - Des incidents ont émaillé samedi la manifestation organisée à Toulouse en mémoire à Rémi Fraisse, le jeune écologiste tué fin octobre par une grenade des forces de l'ordre lors d'une manifestation contre le barrage contesté de Sivens (Tarn). Interdite par la préfecture de Haute-Garonne, la manifestation, qui avait pour mot d'ordre "halte aux violences policières", a donné lieu à un face à face tendu entre CRS et manifestants. Près de 400 personnes s'étaient réunies dans le calme vers 14h00 à proximité de la station de métro Jean-Jaurès dans le centre ville de Toulouse avant que la situation ne dégénère au moment de la dispersion. Deux voitures ont été brûlées et un policier de la BAC a été blessé au front par un jet de pierres, selon une source policière. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau. A 18h30, dix-neuf personnes avaient été interpellées par la police et "plusieurs groupes d'individus masqués rest aient virulents dans le centre-ville", selon la préfecture qui appelle au calme. A Paris, le cortège, qui a réuni 1.400 personnes selon la préfecture, est parti vers 14h00 de la place de la Bastille et défilait dans le calme. "Rémi abattu, le peuple est dans la rue" et "police assassine, justice complice", pouvait-on lire sur les pancartes et banderoles brandies par les manifestants. Une personne a été interpellée. Une manifestation interdite par les autorités s'est également tenue à Rennes, réunissant près de 300 personnes. Depuis la mort de Rémi Fraisse, qui a suscité une vague d'émotion en France, plusieurs manifestations ont été organisées en sa mémoire, donnant souvent lieu à des débordements et des heurts avec les forces de l'ordre. De violents affrontements avaient notamment émaillé les marches organisées à la mémoire du militant de 21 ans à Nantes et Toulouse le week-end dernier. Interpellé par la famille de Rémi Fraisse, le chef de l'Etat François Hollande a annoncé jeudi soir que les résultats d'une enquête administrative seraient connus "d'ici huit jours" et a promis d'en tirer "toutes les conclusions en terme de responsabilités". Dans les colonnes du Parisien samedi, le directeur général de la gendarmerie nationale estime que le gendarme qui a lancé la grenade offensive responsable de la mort de Rémi Fraisse a agi après les sommations d'usage et n'a pas commis de faute.( ID:nL6N0SY083 ) (Johanna Decorse et Marine Pennetier, édité par Tangi Salaün)

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  • M8252219 le samedi 8 nov 2014 à 22:52

    Raz la casquette des pro-régressions tous fils ou filles de nantis et/ou fonctionnaires acoquiner à des djihadistes anti-occidentaux.Même combat que Ché guévara la prise de pouvoir par le banditisme sous couvert de la défense des opprimés et de l'écologie

  • 2445joye le samedi 8 nov 2014 à 20:41

    Ah!!! Le "bien vivre ensemble" cher aux hommes de gauche du coin. Alors, il vient ce cocktail Molotov?

  • M7093115 le samedi 8 nov 2014 à 19:54

    Des écolos ? Plutôt des terroristes vert brun.....

  • nayara10 le samedi 8 nov 2014 à 18:28

    On tue les P'Tits blancs ,mais à Marseille et dans le Neuf-trois on a peur ....