France-Manifestation contre le plan social de Pierre Fabre

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TOULOUSE, 19 mars (Reuters) - Une centaine de salariés du groupe Pierre Fabre ont manifesté jeudi après-midi à l'appel du syndicat Unsa devant ses sites de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et Castres (Tarn), contre un plan social et une réduction de ses effectifs. Ce plan de restructuration annoncé en décembre et baptisé "Trajectoire 2018" prévoit 551 suppressions de postes dans la branche pharmacie du troisième laboratoire français, dont 534 en France et 17 en Espagne. Recherche et développement et réseaux commerciaux seraient les plus affectés puisqu'ils perdraient respectivement 272 et 279 salariés. Selon la direction du groupe, qui compte 10.000 salariés, dont 6.500 en France, il s'agit de "sauvegarder la compétitivité de la branche pharmaceutique" et d'"accélérer le développement à l'international de la branche dermo-cosmétique". C'est la deuxième journée d'action à l'appel de l'Unsa depuis le 3 février, début de la procédure d'information-consultation du comité central d'entreprise qui doit rendre son avis en juin. Une cinquantaine de salariés se sont rassemblés à Boulogne-Billancourt et autant à Castres. Les autres syndicats n'ont pour l'instant appelé à aucune action. L'Unsa, isolée, représentative sur le périmètre du plan social mais pas sur l'ensemble du groupe, s'est dit "déçue" par cette faible mobilisation. Ce syndicat maintient que la direction "ne met pas tout en œuvre" pour limiter l'impact de la restructuration et propose, bien qu'il ne participe pas aux négociations, un plan de départs volontaires élargi à tous les salariés de la branche pharmacie. "Ce plan n'est pas viable à long terme et ses objectifs pas réalistes", a expliqué à Reuters Jean-François Boé, délégué syndical du site de l'Oncopole de Toulouse. Sans appeler à la grève, la CGT dénonce aussi un "plan de suppressions d'emploi d'une violence sans précédent" et sa "logique purement financière". La direction assure vouloir "limiter au maximum les départs contraints" et "compenser les emplois supprimés en R&D par des offres de reclassement", tout en maintenant le niveau global des effectifs dans le Tarn, soit environ 2.550 personnes. Le laboratoire s'est aussi engagé à maintenir ses activités de recherche et de fabrication en France. Créé par Pierre Fabre, son président fondateur décédé en juillet 2013, le groupe éponyme s'est imposé comme le deuxième laboratoire dermo-cosmétique mondial avec des marques comme Avène, Klorane, Ducray, Elgydium, Eludril ou Drill. En 2013, Pierre Fabre qui a des filiales dans 44 pays, a réalisé un chiffre d'affaire de plus de deux milliards d'euros, dont plus de 1,1 milliard d'euros à l'international. (Johanna Decorse, édité par Emmanuel Jarry)

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  • juillia3 le jeudi 19 mar 2015 à 17:27

    encore un exemple merci