France-Mandat d'arrêt contre le président du parlement ivoirien

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    PARIS, 7 décembre (Reuters) - Un mandat d'arrêt a été lancé 
à la fin de la semaine dernière par une juge française contre 
Guillaume Soro, le président du Parlement de Côte d'Ivoire, qui 
a refusé de répondre à ses convocations, a-t-on appris lundi de 
source proche du dossier. 
    La police s'est présentée lundi matin au domicile de 
Guillaume Soro dans la région parisienne, a-t-on ajouté, 
confirmant une information de La Lettre du Continent.  
    La justice française recherche le deuxième personnage de 
l'Etat ivoirien dans le cadre d'une instruction sur une plainte 
de Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président ivoirien Laurent 
Gbagbo. 
    Michel Gbagbo, qui possède la nationalité française, avait 
été arrêté le même jour que son père, le 11 avril 2011 à 
Abidjan, et incarcéré à Bouna, dans le nord du pays, jusqu'en 
août 2013.  
    Il avait porté plainte pendant sa détention contre Guillaume 
Soro et tous chefs rebelles de l'époque pour "enlèvement, 
séquestration, traitements inhumains et dégradants". 
    Sa plainte avait été jugée recevable par la justice 
française en mars 2013, a souligné son avocate, Me Habiba Touré. 
    Michel Gbagbo a été condamné en mars dernier à Abidjan à 
vingt ans de prison pour son rôle dans les violences 
post-électorales qui ont fait 3.000 morts en 2011 et a fait 
appel. Il ne peut cependant quitter le territoire ivoirien. 
    L'ancienne première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo a 
été condamnée pour sa part à vingt ans de réclusion. 
    Laurent Gbagbo, transféré fin 2011 à La Haye, doit répondre 
de quatre chefs de crimes contre l'humanité perpétrés dans le 
contexte des violences post-électorales devant la Cour pénale 
internationale (CPI). 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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