France-Macron veut convaincre sur le travail du dimanche

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PARIS, 14 décembre (Reuters) - Emmanuel Macron a misé dimanche sur un "travail de conviction" pour faire voter le projet de loi pour la croissance et l'activité qui prévoit notamment l'extension du travail le dimanche, objet de vives critiques à gauche. La principale pierre d'achoppement entre le gouvernement et l'aile gauche du Parti socialiste est le chiffre de 12 dimanches travaillés par an contre 5 actuellement. Prié de dire sur TF1 si ce chiffre était intangible, le ministre de l'Economie a répondu : "On ne réforme pas la France en commençant à faire des marchandages". A la question de savoir si le gouvernement pourrait avoir recours à l'article 49-3, Emmanuel Macron a dit : "Je crois au travail de conviction. Je crois que tous les députés de la majorité savent quel est l'état du pays, partagent cette conviction et ont envie de réussir". Le projet de loi vise à augmenter le potentiel de l'économie française en réformant de nombreux sujets, dont celui, très controversé à gauche et chez les syndicats, d'extension de l'ouverture des commerces le dimanche. Parmi les autres domaines traités figurent le transport par autocars, une réforme des professions du droit qui suscite une forte opposition chez les intéressés, la justice prud'homale ou l'épargne salariale. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est déclaré dimanche favorable à un "compromis" sur la loi Macron, notamment sur ses propositions en matière de travail dominical. Invité sur France 3, il a posé trois conditions au feu vert du PS, la première étant que "le repos dominical doit rester la règle, et il faudra que ceci soit dit". Il demande également que les salariés "soient protégés, qu'ils aient des repos compensateurs, qu'ils aient des compensations salariales". L'ancien ministre de l'éducation, Benoît Hamon, a annonçé pour sa part dans le Journal du dimanche qu'il voterait contre ce texte. Le texte du ministre de l'Economie sera examiné à partir du 22 janvier l'Assemblée nationale et en mars au Sénat. (Gérard Bon)

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  • mlaure13 le lundi 15 déc 2014 à 10:07

    Et UN qui s’en bat les K… avec d’autres: Hollande, 32 ans de droits pour 3 de travail à la Cour des comptes : retraite de 5 000 €/ bruts/mois; s'ajoutent 6 000 € / fonctions locales, puis 6 800 €/ de parlementaire, et 6 000 €/ retraite de Pdt de la République, encore 12 000 € (futur) membre du Conseil constitutionnel !...Soit + de 35 000 €/mois. Belle la vie de nos Elus politicards mafieux...Moyenne en France: 1 200 €?... Cherchez l’erreur !!!...

  • M8252219 le lundi 15 déc 2014 à 07:00

    TOUT EST ENCORE À FAIRE---C'est changer la structure de l'économie français qui doit être mis en place,TVA SOCIALE, TOUS bénéficient,TOUS participent au financement,pas les seuls salariés et les entreprises réduire de moitié le nombre des parlementaires,plafonner et fiscaliser tous leurs revenus et avantages,supprimer le sénat et les régimes spéciaux,réduire de moitié le nombre des fonctionnaires,39hs pour TOUS,3jrs de carence en arrêt maladie pour TOUS,la retraite à 65 ans pour TOUS.

  • s.thual le lundi 15 déc 2014 à 00:13

    c est pas ca qui va sauver le pays , mais un peu moins de textes contraignants !laissons bosser et entreprendre déjà les gens ceux qui le veulent et en ont besoin !et faisons le maximum pour que les chomeurs retournent au boulot,que l on construise ou octroie des logements ( a ceux qui le méritent )et supprimons ces aides diverses qui minent aussi les finances du pays !