France-Macron quitte le gouvernement, remplacé par Sapin

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 (Actualisé avec éléments complémentaires) 
    PARIS, 30 août (Reuters) - L'Elysée a annoncé mardi la 
démission d'Emmanuel Macron du ministère de l'Economie et son 
remplacement par Michel Sapin, qui reprend son portefeuille en 
plus de celui des Finances et est un des principaux hommes de 
confiance de François Hollande. 
    L'ex-ministre de l'Economie, qui devait s'expliquer en fin 
d'après-midi  à Bercy, puis au journal de 20h00 de TF1, n'avait 
en revanche pas l'intention de dire dans l'immédiat s'il serait 
candidat à l'élection présidentielle de 2017, a précisé la 
porte-parole de son mouvement politique, "En Marche !" 
    Selon l'entourage de François Hollande, Emmanuel Macron a 
démissionné pour se consacrer à son mouvement et parce qu'il ne 
voulait plus se conformer aux règles fixées par le chef de 
l'Etat pour rester au gouvernement. 
    "Le président de la République avait fixé des règles très 
claires, qu'il avait encore rappelées le 14 juillet, par rapport 
à la cohérence et l'efficacité de l'action gouvernementale", 
a-t-on expliqué de même source. 
    "Et comme Emmanuel Macron voulait se consacrer entièrement à 
son mouvement politique, il ne pouvait plus, il ne voulait plus 
se conformer à ces règles. Il a donc démissionné." 
    Son remplacement au ministère de l'Economie par Michel 
Sapin, "c'était la solution la plus simple et la plus efficace" 
pour conduire et poursuivre la politique engagée depuis 2012, 
fait-on par ailleurs valoir dans l'entourage présidentiel.  
    "Sapin, c'est le choix de l'efficacité avec un pilotage 
unique de Bercy", souligne-t-on de même source.   
    La présidence de la République a dans le même temps annoncé 
la démission de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, 
"pour des raisons personnelles" et son remplacement par Ericka 
Bareigts, jusqu'alors secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité 
réelle. 
    Selon l'entourage de François Hollande, Emmanuel Macron 
avait vu le chef de l'Etat lundi matin pour lui faire part de sa 
réflexion quant à son mouvement politique. 
    "Mais à ce moment-là, il n'avait pas pris de décision quant 
à son avenir. Il s'est laissé un délai de réflexion", a-t-on 
expliqué de même source. "Ce matin, il a appelé le président de 
la République pour lui faire part de sa démission." 
    Selon la porte-parole de "En Marche !" Julie de La Sablière, 
l'ex-ministre de l'Economie veut établir un diagnostic, qui sera 
présenté fin septembre, puis faire des propositions.  
    Ensuite seulement viendront "les questions de personnes", 
c'est-à-dire de son éventuelle candidature à la présidentielle, 
a-t-elle déclaré. 
    "S'il devait être candidat, il ne serait pas candidat via 
des primaires puisqu'il en désapprouve le principe, comme nous 
tous qui le soutenons", a pour sa part déclaré à Reuters le 
député socialiste Richard Ferrand, un de ses proches. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, Elizabeth Pineau et Ingrid Melander, édité 
par Emmanuel Jarry) 
 
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