France-Macron propose de financer chômage et maladie par la CSG

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    * Macron promet d'augmenter le pouvoir d'achat des salariés 
    * Il promet aussi de réduire les charges des indépendants 
    * Il s'engage à ne pas dérembourser les frais de santé 
 
    PARIS, 8 décembre (Reuters) - Emmanuel Macron, candidat à 
l'élection présidentielle, propose de remplacer les cotisations 
d'assurance chômage et maladie des salariés par une hausse de la 
contribution sociale généralisée, à l'assiette plus large, pour 
augmenter leur pouvoir d'achat. 
    L'ex-ministre de l'Economie de François Hollande, qui refuse 
obstinément de passer par la primaire de la gauche, présentera 
samedi les grandes lignes de son programme économique lors de 
son premier grand meeting de campagne, à Paris. 
    Interrogé jeudi sur BFM TV et RMC, il a dit vouloir 
permettre aux Français de mieux vivre de leur travail en 
réduisant l'écart entre salaire brut et salaire net. 
    "Ce que je veux faire, c'est supprimer les cotisations 
maladie et les cotisations chômage que paye le salarié. (...) Ce 
qui fait que pour un couple au smic aujourd'hui, ça fera un peu 
plus de 500 euros par an, net, de gain", a-t-il expliqué. 
    Cette mesure sera financée par une hausse de la CSG "pour 
tout le monde", y compris sur les revenus du capital et pour les 
retraités les plus aisés, a-t-il poursuivi.  
    Seuls les 40% de retraités les plus modestes seront épargnés 
par cette hausse, a précisé Emmanuel Macron : "L'engagement que 
je prends ici (...), c'est que toutes les petites retraites 
auront leur pouvoir d'achat protégé."  
    Les travailleurs non salariés (indépendants ou artisans) 
bénéficieront de baisses de charge équivalentes, a-t-il ajouté. 
    "C'est un gain de pouvoir d'achat pour tous les salariés et 
non salariés, c'est-à-dire pour tous les travailleurs français, 
qui ne sera pas payé par les patrons et donc qui ne réduira pas 
leur compétitivité", a fait valoir l'ancien ministre. 
    Emmanuel Macron promet également de permettre aux 
travailleurs indépendants de bénéficier du crédit d'impôt 
compétitivité-emploi (Cice), créé sous le quinquennat en cours 
pour améliorer la compétitivité des entreprises. 
     
    CICE ET RSI 
    "Ça veut dire que je m'engage à transformer le Cice (en) 
allègement de charge dans la durée", a-t-il expliqué. 
    Il promet par ailleurs une refonte du régime social des 
indépendants (RSI), le régime obligatoire de Sécurité sociale 
qui assure la couverture maladie et retraite des artisans et des 
commerçants, dont le coût et les dysfonctionnements sont très 
critiqués par les intéressés.  
    Emmanuel Macron, qui propose de transférer la gestion de 
l'assurance chômage des partenaires sociaux à l'Etat 
 , a également pris le contrepied du candidat de la 
droite, François Fillon, en matière de protection sociale, en 
particulier dans le domaine de la santé. 
    "Je préserverai des boucliers, des protections pour chacune 
et chacun (...) et donc je m'engage ici à ce que sur la santé on 
ne modifie rien, on ne retranche aucun droit, on ne dérembourse 
aucun soin", a déclaré le ministre de l'Economie. 
    Il promet aussi de préserver les minima sociaux tout en 
renforçant les incitations au retour à l'emploi et de faire la 
réforme des prud'hommes qu'il n'a pas réussi à obtenir quand il 
était ministre de l'Economie. 
    Il souhaite ainsi mettre en place un plafond et un plancher, 
en fonction notamment de l'âge et de l'ancienneté du salarié, 
pour les indemnités versées en cas de licenciement abusif. 
    Dans le domaine de l'éducation, il s'engage à investir 
"massivement" dans les quartiers les plus en difficulté, 
notamment en dédoublant les classes en dernière année de 
maternelle et pour les deux premières années de primaire.  
    Enfin, il s'engage à ne pas multiplier les réformes fiscales 
qui créent une instabilité pénalisante pour l'économie. 
    "Ce que je propose, c'est de ne pas toucher à un impôt 
plusieurs fois dans un quinquennat, quelque impôt que ce soit ; 
c'est un principe de stabilité fiscale et je l'inscrirai dès le 
début : lorsque vous modifiez un impôt, vous le modifiez une 
bonne fois pour toute dans le quinquennat", a-t-il expliqué. 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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  • lahoude le jeudi 8 déc 2016 à 13:39

    Quoi qu'on en pense c'est la baisse d'imposition du capital qui fera revenir les capitaux qui sont seul capables de créer de l'emploi et augmenter le pouvoir d'achat

  • lahoude le jeudi 8 déc 2016 à 13:37

    C'est tellement une bonne idée que cela va encore geler les investissements immobilier. L'argent s'en ira a l'étranger pour investir hors de nos frontières. Quand comprendront il qu'il faut baisser les impôts au lieu de les augmenter et réduire les dépenses de l'état. Quand tous les capitaux seront partis c'est les smicards qui investirons avec la baisse de leurs cotisation chômage et maladie.

  • M3379984 le jeudi 8 déc 2016 à 13:30

    c juste cotisations maladie et chomage

  • franck8 le jeudi 8 déc 2016 à 12:58

    Transférer les charges sociales sur la CSG : pour une fois, il a une bonne idée.

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