France-Macron prône de nouvelles grandes réformes économiques

le
0
    * Macron maintient la pression pour des réformes économique 
    * Macron 2 fusionné avec le projet de réforme du droit 
social ? 
    * On n'a pas tout fait contre le chômage, dit le ministre 
 
    PARIS, 6 janvier (Reuters) - Emmanuel Macron prône le 
lancement de nouvelles réformes d'envergure du marché du 
travail, au moment où le gouvernement envisage de fusionner son 
projet de loi sur les nouvelles opportunités économiques (NOE) 
et la réforme du droit social. 
    "Les Français veulent non pas un optimisme béat mais savoir 
où on va, ce qu'on propose pour le pays", dit le ministre de 
l'Economie dans une interview au Monde publiée mercredi.  
    "Ils sont lucides. Nous devons être à la hauteur de l'état 
d'urgence économique : c'est le moment pour engager de nouveau 
de grandes réformes", plaide-t-il alors que des voix s'élèvent à 
gauche pour renoncer à des mesures qualifiées de "libérales" 
avant l'élection présidentielle de 2017. 
    Baptisé par avance loi Macron 2, le projet de loi #noe, qui  
devait être présenté avant la fin du mois, inclut un important 
volet social avec des mesures de simplification des différents 
régimes de travailleurs indépendants, un statut que le ministre 
de l'Economie souhaite voir se développer. 
    Il entend parallèlement lever les obstacles à l'accès à 
certains métiers auxquels se heurtent des jeunes sans 
qualification, comme les petits travaux d'entretien dans les 
logements ou les laveurs de voitures, qui nécessitent un diplôme 
professionnel, au grand dam de ces professions. 
    Selon Bruno Le Roux, le chef de file des députés 
socialistes, le gouvernement envisage de fusionner le projet de 
loi Macron 2 et la réforme du droit social que doit défendre la 
ministre du Travail Myriam El Khomri, ce qui serait une forme de 
désaveu pour Emmanuel Macron.   
     
    NEW DEAL EUROPÉEN 
    Ce dernier ne fait pas directement référence à cette 
possibilité et son entourage affirme que seul le contenu des 
réformes importe, et pas le nom que porte la loi, mais il fait 
pression pour que ces réformes soient bien lancées. 
    "Je ne suis pas de ceux qui disent qu'on a tout fait pour 
l'emploi et le marché du travail, c'est faux", dit-il au Monde, 
ajoutant que la France était parmi les quatre pays européens sur 
28 à n'avoir pas réussi à réduire le chômage depuis 12 mois. 
    Il explique avoir soumis à François Hollande et Manuel Valls 
"des réformes d'impacts forts" pour "donner beaucoup plus de 
place à l'entrepreneuriat individuel, donner beaucoup plus de 
simplicité aux TPE et PME dans leur parcours de croissance sur 
le plan fiscalo-social et réglementaire".  
    Il confirme vouloir revenir sur "les exigences excessives en 
matière de qualifications professionnelles pour exercer certains 
métiers dès lors qu'il n'y a pas de risque pour la santé ou la 
sécurité du consommateur et des travailleurs". 
    "Notre choix c'est d'ouvrir notre économie et de créer 
davantage de mobilité sociale", poursuit-il en voulant casser 
"des corporatismes, des rigidités, la capture de certains 
marchés par les 'insiders' (qui ont du travail)". 
    Le ministre de l'Economie se fait même le chantre d'Uber 
 UBER.UL , le géant américain des véhicules de transport voué 
aux gémonies par les taxis, qui y voient une concurrence 
déloyale. 
    "Bien sûr, ce n'est pas un système parfait, peut-être 
certains échoueront-ils, mais on le voit avec l'exemple qu'offre 
Uber dans la région parisienne : des gens souvent victimes de 
l'exclusion choisissent l'entrepreneuriat individuel, parce que 
pour beaucoup de jeunes aujourd'hui, c'est plus facile de 
trouver un client que de trouver un employeur." 
    Une politique de relance est également nécessaire au niveau 
européen mais la France doit maintenir sa trajectoire budgétaire 
de la France, assure Emmanuel Macron. 
    "La réponse passe donc par un 'new deal européen' : des 
réformes profondes qui doivent être poursuivies dans plusieurs 
pays notamment en France et une politique de relance beaucoup 
plus volontariste au niveau de l'Union européenne et de certains 
Etats membres", conclut-il. 
 
 (Yves Clarisse, édité par Marine Pennetier) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant