France-Macron promet une "révolution démocratique"

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    LES PENNES-MIRABEAU, Bouches-du-Rhône, 17 novembre (Reuters) 
- E mmanuel Macron a promis jeudi soir une « révolution 
démocratique » face à des partis qui "n'existent plus" lors de 
son premier meeting de campagne, au lendemain de sa déclaration 
de candidature à l'élection présidentielle. 
    L'ancien ministre de l'Economie a assuré devant plusieurs 
centaines de personnes aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), 
près de Marseille, qu'il proposerait un projet pour la France, 
non des "mesures techniques", transcendant les clivages 
politiques traditionnels. 
    "La cohésion de notre société se fera en ressoudant, en 
réinventant nos propres organisations, en ne renonçant à rien de 
ce qui nous constitue, à nos principes, à nos valeurs 
universelles, à notre solidarité, notre fraternité, mais en 
étant profondément courageux, ambitieux, neufs", a-t-il dit. 
    "C'est cela la révolution que nous devons conduire 
aujourd'hui, c'est cela la révolution démocratique que j'appelle 
de mes vœux", a-t-il lancé lors d'un discours d'une quarantaine 
de minutes, prononcé sans notes et avec emphase. 
    "Ce que nous allons produire pour notre pays, a-t-il 
poursuivi, c'est un projet, non pas des mesures techniques, non 
pas des milliers de propositions simplement là pour animer le 
jeu médiatique et ensuite ne jamais être exécutées". 
    "Celui qui prétend devenir président de la République n'a 
pas vocation à diriger tous les bureaux d'administration 
centrale de notre pays. Ce qui est essentiel, c'est d'avoir une 
vision commune, un cap", a souligné l'ancien conseiller de 
François Hollande. 
    "Cette révolution démocratique, nous allons la construire 
ensemble, dans les semaines et les mois qui viennent, autour 
d'un projet pour le pays et de nos valeurs. Ce projet s'appuiera 
d'abord sur le travail", a-t-il précisé. 
    Il a réaffirmé sa détermination à combattre les 
discriminations, à réformer le financement de la protection 
sociale, à oeuvrer à une Europe "réconciliée avec les citoyens 
et qui aura le goût de l'avenir et de l'investissement". 
    Le candidat de 38 ans, qui n'a jamais exercé un mandat 
électif et revendique 100.000 adhérents à son mouvement "En 
Marche", a dénoncé le fonctionnement des partis. 
    "J'entends tellement de partis de droite et de gauche qui 
nous accablent, justifiant chaque jour le fait que nous 
dérangions", a-t-il dit. 
    "Ils se divisent sur une vision de la société. Vous avez 
aujourd'hui au sein du même parti, des femmes et des hommes qui 
ne pensent pas la même chose de l'Etat de droit, qui ne pensent 
pas la même chose des inégalités, qui ne pensent pas la même 
chose de l'école Mais qu'est-ce que c'est que ces partis ? Ils 
n'existent plus", a-t-il lancé, visant Les Républicains et leur 
ultime débat avant le premier tour de la primaire, "une réunion 
de syndic de copropriétaires". 
 
 (Marc Leras, édité par Sophie Louet) 
 
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