France-Macron ne pense pas contribuer à éparpiller la gauche

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    PARIS, 16 novembre (Reuters) - Emmanuel Macron s'est défendu 
mercredi de contribuer, par sa candidature hors parti, à 
éparpiller la gauche à cinq mois de l'élection présidentielle, 
et a pris ses distances avec le bilan du chef de l'Etat, dont il 
a été le conseiller à l'Elysée pendant deux ans avant de devenir 
son ministre de l'Economie.  
    Emmanuel Macron a officialisé mercredi sa candidature à 
l'élection présidentielle de 2017, une entrée en lice attendue 
qui accentue la décomposition d'une gauche française à l'agonie 
et trouble le jeu d'une droite partagée entre tentation du repli 
identitaire et ouverture au centre.   
    Entre autres critiques, le secrétaire d'Etat chargé du 
commerce extérieur, Matthias Fekl, l'a accusé d'être "le 
candidat de tous ceux qui veulent faire exploser la gauche". 
    "Aucun candidat de la gauche, de gouvernement ou qu'elle ne 
soit pas de gouvernement, n'est en situation d'accéder au second 
tour, qu'on ne vienne pas nous raconter d'histoires", s'est 
défendu Emmanuel Macron sur France 2.  
    "La candidature qui est la mienne n'est pas une candidature 
socialiste, ça n'est pas une candidature qui a vocation à 
rentrer dans la primaire", a-t-il ajouté, rappelant qu'il 
n'était pas lui-même membre du PS.   
    Le fondateur du mouvement "En marche!" a par ailleurs marqué 
sa distance par rapport au bilan du président.  
    "J'ai conseillé François Hollande pendant deux ans, j'en 
suis fier, j'ai servi mon pays", a-t-il dit. "Lorsqu'on est 
conseiller, on produit des bons conseils, sans doute parfois des 
mauvais, on est parfois suivi, d'autres fois non. Il y a une 
chose, c'est qu'on n'a pas la responsabilité politique des 
décisions qui sont prises", a-t-il toutefois souligné.  
    Et d'ajouter qu'en tant que ministre de l'Economie sous la 
présidence de François Hollande, il avait exprimé ses 
"différences". "Je suis resté cohérent et libre", a assuré 
Emmanuel Macron.  
    Il a par ailleurs confirmé que sa candidature était 
"irrévocable", et que son maintien en cas de candidature du 
président de la République était une "évidence." 
 
 (Chine Labbé) 
 
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  • 2010jpge il y a 3 semaines

    MACRON : l'homme qui dérange; n'est-ce-pas messieurs les professionnels de la politique !!! donc on critique c'est beaucoup plus simple mais peu courageux !!!