France-Macron met en garde contre la "laïcité revancharde"

le
1
    PARIS, 1er octobre (Reuters) - L'ex-ministre de l'Economie 
Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement pour se consacrer 
à son mouvement "En Marche !" dans la perspective de l'élection 
présidentielle de 2017, met en garde samedi contre une "laïcité 
revancharde dangereuse." 
    Les thématiques de la laïcité et de l'identité se sont 
imposées ces dernières semaines comme centrales dans la 
pré-campagne pour la présidentielle de 2017, notamment à droite. 
    "C'est très important de faire respecter la neutralité du 
service public. La religion ne peut pas être présente à 
l'école", juge Emmanuel Macron dans un débat avec le journaliste 
Jean-François Kahn retranscrit dans Marianne.  
    "Toutefois, j'entends peu de gens émus lorsque les 
conséquences de ce débat envoient de plus en plus d'enfants dans 
des écoles confessionnelles qui leur enseignent la haine de la 
République, professent des enseignements essentiellement en 
arabe ou, ailleurs, enseignent la Torah plus que les savoirs 
fondamentaux", ajoute-t-il. 
    "Quand certains réclament des menus dans les écoles sans 
aucun accommodement et veulent que tous les enfants mangent du 
porc, ils pratiquent une laïcité revancharde dangereuse", estime 
l'ancien ministre. 
    "Au titre d'une laïcité revancharde, on en vient à sortir 
des citoyens des lieux de la République et à les confiner à 
l'écart, sans enrayer la montée du fondamentalisme, ni conforter 
la laïcité", met en garde Emmanuel Macron. 
     
    "EMPORTÉ PAR LES VENTS" 
    Et d'ajouter : "dans sa conscience profonde, je pense qu'un 
catholique pratiquant peut considérer que les lois de la 
religion dépassent les lois de la République. Simplement, à 
chaque instant où il est dans le champ public, les lois de la 
République prévalent sur les lois religieuses." 
    L'ex-ministre de l'Economie dénonce par ailleurs les appels 
à la discrétion lancés récemment par l'ancien ministre de 
l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, appelé à présider la 
Fondation pour l'islam de France qui devrait voir le jour d'ici 
novembre, et contribuer notamment à la formation profane des 
imams.  
    "Les précédents historiques où l'on a demandé la discrétion 
en matière de religion ne sont pas à l'honneur de la 
République", dit-il. 
    Emmanuel Macron, qui se garde pour l'heure de préciser ses 
intentions pour 2017, doit présenter mardi lors d'un meeting à 
Strasbourg (Bas-Rhin) les premiers éléments de son "diagnostic" 
pour la France. Viendra ensuite son "plan de transformation" du 
pays, mi-novembre.  ID:nL8N1C31O3  
    Une démarche qui laisse sceptique le Premier ministre Manuel 
Valls. "Tout ce qui est fugace, tout ce qui est à la mode, tout 
ce qui ne s'ancre pas dans la réalité est vite emporté par les 
vents", a-t-il dit samedi au micro de BFM TV en marge d'un 
déplacement dans le Morbihan, sans prononcer le nom de celui 
qu'il visait. "Moi, je trace en effet un sillon dans la durée." 
 
 (Chine Labbé, édité par Tangi Salaün) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 il y a 2 mois

    Macron retourne chez ta maman, tu nous les gonfles !!!!!