France-Macron est un recours idéal pour 2017, selon Collomb

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 (Actualisé avec le Foll) 
    PARIS, 18 mai (Reuters) - Le maire socialiste de Lyon, 
Gérard Collomb, voit en Emmanuel Macron un candidat de 
substitution à François Hollande pour la présidentielle de 2017 
si le chef de l'Etat ne parvient pas à redresser sa courbe de 
popularité et s'est dit prêt mercredi à lui apporter son 
soutien. 
    "Il apporte un air frais qui manquait jusqu'à présent" et 
"il est capable de réunir la France", a déclaré le sénateur PS 
sur BFM TV.    
    Des déclarations peu appréciées par le porte-parole du 
gouvernement, Stéphane Le Foll, qui a appelé son camp à 
davantage de "cohérence".   
    Ces dernières semaines, Emmanuel Macron a démenti les 
rumeurs lui prêtant l'intention de déclarer prochainement sa 
candidature mais il a dans le même temps multiplié les 
initiatives personnelles et progressé dans les enquêtes 
d'opinion. 
    "Les choses vont se faire naturellement. Si au mois de 
décembre, François Hollande est toujours dans les sondages 
autour de 14-15% et qu'Emmanuel Macron est toujours aux 
alentours de 28-30%, évidemment qu'à un moment donné il sera 
candidat", a jugé Gérard Collomb. 
    "Ce qui fait que les Français aujourd'hui adhèrent à 
Emmanuel Macron, c'est que c'est le seul qui voit que la France 
a changé. Tout le monde répète les mêmes formules qui étaient 
vraies il y a vingt ans, il y a trente ans", a-t-il poursuivi.  
    "Emmanuel Macron essaie de prendre en compte le changement 
qu'il voit sous ses yeux. C'est pour ça qu'il parle en 
particulier à la jeunesse, à la jeunesse de toutes les 
catégories", a encore dit le maire de Lyon. 
    "Moi j'adhère, je vais lui donner un coup de main."     
    Comme le ministre de l'Economie qui présente son mouvement 
"En marche !" comme transpartisan, Gérard Collomb - relativement 
isolé au sein du PS - plaide pour un rapprochement des 
personnalités de gauche et de droite. 
     Lors du compte rendu du conseil des ministres, Stéphane Le 
Foll a souligné le "besoin de cohérence" en politique.  
    "Le premier principe qu'on doit tous avoir c'est de ne pas 
participer à l'éclatement du paysage politique", a dit ce proche 
de François Hollande.  
    "Gérard Collomb, je sais qu'il est assez proche d'Emmanuel 
Macron mais pour autant il ne faut pas perdre de vue l'absolue 
nécessité de la cohérence pour tous", a-t-il ajouté.  
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • C177571 le mercredi 18 mai 2016 à 15:09

    Elle est belle la jeunesse socialiste qui pense dés l'âge de 12 ans à sa retraite,aux 32heures, aux RTT, à partager des revenus pour lesquels ils ne veulent pas travailler, qui fête l'anniversaire du front popu ...etc . Macron a vraiment du soucis à se faire avec sa belle jeunesse pourrie et la génération Mitterand au chômage. Vive l'expatriation!!!