France-Macron annonce une nouvelle réglementation sur les taxis

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PARIS, 27 juillet (Reuters) - Emmanuel Macron a annoncé lundi la tenue fin août d'une table ronde regroupant les taxis, les VTC et les dirigeants de sociétés comme Uber afin de parvenir à un accord pour une réglementation qui prenne en compte la dynamique du secteur. Le ministre français de l'Economie s'exprimait à Paris aux côtés du chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne lors d'un événement consacré aux start-ups. "A la fin du mois d'août, je vais mettre en place une grande table ronde avec toutes les différentes parties, ce que nous n'avons jamais fait dans le passé", a-t-il déclaré en réponse à une question du PDG de Hitch, une application du style Uber. "Et nous trouverons une autre réglementation en prenant en compte la nouvelle dynamique du secteur." Le directeur général d'Uber France a annoncé début juillet la "suspension" d'UberPOP, ce système de mise en relation de clients avec des chauffeurs non enregistrés dont les chauffeurs de taxis français réclament l'interdiction pure et simple après des manifestations parfois violentes. Thibaud Simphal, directeur général d'Uber France, et Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur de la compagnie pour l'Europe du Nord, ont été renvoyés en correctionnelle, le 30 septembre prochain, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur cette application qui contrevient à la loi dite "Thévenoud" de 2014. Mais pour Emmanuel Macron, pas question d'en rester là. "Le statut commun des chauffeurs de taxi n'est plus adapté", a-t-il dit, ajoutant que les services de VTC, Uber, Hitch ou LeCab sont importants "parce qu'ils fournissent beaucoup de travail à beaucoup de gens" et créent une nouvelle demande. "Beaucoup de gens qui prennent Uber ou LeCab n'ont jamais pris de taxi avant", a-t-il dit. "Je pense que la loi doit offrir le cadre adapté pour permettre ce nouveau type d'activités." Uber, qui juge contraire à la liberté d'entreprendre la disposition de loi Thévenoud qui organise la concurrence des taxis, n'a d'ailleurs pas non plus renoncé et dit attendre le verdict du Conseil constitutionnel sur son recours. (Tommaso Mazzanti, édité par Yves Clarisse)

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