France-Lourdes sanctions demandées contre les violences anti-policiers

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    PARIS, 19 mai (Reuters) - Le chef du gouvernement et son 
ministre de l'Intérieur, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, ont 
réclamé jeudi de lourdes sanctions contre les manifestants qui 
ont incendié mercredi, à Paris, une voiture à bord de laquelle 
se trouvaient deux policiers. 
    Cinq personnes au total ont été placées en garde à vue dans 
le cadre de cette enquête, dont une jeudi matin, a-t-on appris 
de source policière.  
    "Les sanctions doivent être implacables. L'enquête vient de 
commencer, des interpellations ont eu lieu", a déclaré Manuel 
Valls sur RTL. 
    "Quand on fracasse une voiture de police, quand on y jette 
un fumigène alors qu'il y a des fonctionnaires de police à 
l'intérieur, tout cela démontre incontestablement une volonté de 
nuire, de blesser, voire pire. Et c'est inacceptable", a-t-il 
poursuivi.  
    La voiture incendiée a été bloquée Quai de Valmy par des 
contre-manifestants, à quelques centaines de mètres seulement de 
la place de la République où des policiers se rassemblaient 
contre ce qu'ils qualifient de "haine anti-flic". 
    Sur des images vidéo de la scène, on peut voir des 
manifestants masqués jeter un engin incendiaire à travers une 
vitre brisée du véhicule police et tenter de molester l'agent 
qui se trouvait au volant. 
    Peu après, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour 
tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de 
l'autorité publique.  
    "Ce qui s'est produit à Paris hier, je veux parler de 
l'agression de deux policiers et l'incendie de leur véhicule, 
constituent des actes criminels, d'une extrême gravité", a réagi 
jeudi Bernard Cazeneuve à l'Assemblée nationale. 
    "Ces actes appellent la plus grande sévérité", a ajouté le 
ministre de l'Intérieur. 
    "J'aurais énormément de difficultés à considérer qu'il y a 
derrière ces hordes sauvages quelque chose qui ressemble à de 
l'humanité, ou a fortiori à un début d'idéal. Il n'y a derrière 
tout cela que de la violence, de la brutalité et cela traduit un 
abandon de tous les principes d'humanisme qui sont au fondement 
de notre civilisation", a-t-il encore dit. 
    Le ministre a par ailleurs avancé le chiffre de six 
personnes placées en garde à vue mercredi en marge de la 
contre-manifestation parisienne, dont trois pour participation à 
une manifestation interdite et détention de produits 
incendiaires ou explosifs.   
    A Rennes, 19 personnes au visage cagoulé ont été 
interpellées jeudi matin après avoir tenté de perturber la 
circulation du métro.   
 
 (Simon Carraud et Sophie Louet, avec service France) 
 
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  • dotcom1 le jeudi 19 mai 2016 à 12:07

    Le casseur avec son piquet en platique bleu minable incarne à mon sens toute la lâcheté de ces fascistes.