France-Lettonie : Quand " TP " veut...

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France-Lettonie : Quand " TP " veut...
France-Lettonie : Quand " TP " veut...

Flamboyant durant les deuxième et troisième quarts-temps face à la Lettonie mardi (84-70), Tony Parker s'est réveillé au bon moment pour permettre à la France de se sortir du piège balte. Mais le meneur des Spurs était encore une fois loin de sa meilleure forme. C'est peut-être tant mieux...

En petite forme Tony Parker ? Patraque le meneur des Bleus ? En gestion intelligente d’un Euro qui doit être une apothéose personnelle et collective ? Avec cinq points et une influence sur l’équipe de France discrète depuis deux matchs face à Israël et face à la Turquie, on était en droit de se poser des questions, même si la simple présence du meilleur joueur de l’histoire du basketball français a toujours comme effet(s) de focaliser l’attention sur lui et de libérer des espaces pour ses équipiers. 

Samedi dernier, pour la grande première devant 26 135 personnes au Stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq - qui n’avait encore jamais vécu une ambiance pareille, sauf à l’occasion de la finale de la Coupe Davis ou d’un concert de… Stars 80 -, Tony Parker a laissé la vedette à un Nando De Colo prêt à assumer ses responsabilités quand le taulier des Bleus est moins bien. Ou dit qu’il n’a pas besoin de trop en faire. Ne posez pas la question à Vincent Collet, l’entraîneur des Bleus…

« On fire » pendant dix minutes

Le finale approchant, on devait voir ce qu’on devait voir en quarts de finale face à la Lettonie. Enfin, on n’a rien vu durant un premier quart-temps marqué par trois jump-shoots à mi-distance manqués face au panier. Un premier quart-temps à 0 point (0/4) et 2 petites passes. Pas de quoi s’enthousiasmer pour une équipe de France menée jusqu’à huit points par des Lettons entreprenants. 

La suite ? Un Parker serein sur la ligne des lancers-francs en début de deuxième quart-temps pour débloquer enfin son compteur sous les encouragements du public nordiste avant d’aller souffler un bout de temps sur le banc. Un Parker définitivement bipolaire, matraquant la Lettonie avec quatre shoots réussis à la suite, dont un trois points, à l’approche de la pause pour permettre aux Bleus de passer devant. Zéro pions durant le premier quart-temps, 11 dans le second. La machine était lancée. 

Avec une grande contribution à une défense française implacable durant le troisième quart-temps, une passe décisive lumineuse pour De Colo, à trois points, et une interception suivie d’un alley-oop pour Gobert (50-40, 25eme), « TP » poursuivait son effort au troisième quart-temps. Et ses quatre lancers-francs plaçaient la France sur une voie royale (54-42, 27eme et 56-43, 28eme). Un autre panier primé (59-47, 31eme) et le quart de finale était plié. Un match terminé avec 18 points (mais à 29,4% aux tirs), 6 passes, 1 rebond, 1 interception et 3 balles perdues. Ce mardi soir, Tony Parker aura été l’homme du match. Avec l’impression persistante qu’il n’est pas encore à son meilleur niveau. Ça promet.

Olivier MAILLARD, à Villeneuve d'Ascq

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