France-Les violences contre les professeurs se multiplient

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    PARIS, 18 octobre (Reuters) - Cinq membres du corps 
enseignant ont été agressés en moins d'une semaine en France, 
dont trois en banlieue parisienne, des violences qui inquiètent 
le gouvernement après celles visant des policiers. 
    L'État poursuivra sans relâche "ceux qui s'en prennent à nos 
professeurs, nos écoles, nos forces de l'ordre", a affirmé mardi 
le Premier ministre Manuel Valls sur Twitter. 
    La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a appelé 
pour sa part les victimes à déposer systématiquement plainte. 
    "Il y a en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise depuis 
quelques jours une montée des violences à l'égard des 
fonctionnaires - parce que ça vise aussi bien les policiers que 
les enseignants et les proviseurs - qui commence à faire 
beaucoup", a-t-elle dit sur RTL. 
    "Il faut absolument déposer plainte, je le dis car certains 
peuvent considérer que ce n'est pas si grave et qu'il faut 
reprendre le travail aussitôt", a-t-elle insisté. 
    La proviseure du lycée professionnel Hélène-Boucher de 
Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a été frappée lundi matin 
devant la grille de l'établissement, a précisé l'académie de 
Créteil dans un communiqué. 
    La proviseure tentait de raisonner plusieurs personnes qui 
se livraient à des actes de dégradation et de violence devant 
l'établissement. Après l'avoir frappée, les agresseurs s'en sont 
pris aux policiers venus en renfort. 
    Le même jour, à Argenteuil, dans le Val-d'Oise, un 
enseignant a été violemment agressé par deux jeunes hommes alors 
qu'il ramenait sa classe de CE2 d'un cours de sport. 
    Selon Le Parisien, le professeur grondait une fillette qui 
disait des gros mots quand deux hommes sont descendus d'une 
voiture pour lui reprocher de mal parler à la fillette et d'être 
raciste. 
    Le maire de la ville, Georges Mothron (LR), a dénoncé sur 
Twitter une "agression totalement gratuite". 
    Un élève de terminale de Colomiers près de Toulouse 
(Haute-Garonne) a frappé une professeure de sport au visage, 
également lundi, alors qu'il tentait de sortir du lycée par une 
porte non autorisée. 
    A Calais, un élève de terminale d'un lycée professionnel a 
cassé la mâchoire et plusieurs dents de son professeur vendredi 
lors d'une altercation survenue en plein cours d'électricité, 
selon Nord-Littoral. 
    Jeudi, à Saint-Denis (Seine-saint-Denis), un proviseur et 
son adjointe avaient été roués de coups par un élève de seconde 
professionnelle qui n'avait pas supporté de se voir rappeler à 
l'ordre parce qu'il était arrivé en retard. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • janaliz il y a un mois

    La république apaisée du pitre !

  • M8252219 il y a un mois

    Le ou la professeur principale devrait obligatoirement être à temps plein. Radier de l'éducation nationale les 35% de remplaçant qui ne répondent pas au convocation de remplacement . Remettre devant les élèves les 65 000 enseignants qui ne font jamais classe et sont employés en emplois fictifs auprès des associations et syndicats de gôche . LE MAMMOUTH EST IL INDOMPTABLE ?