France-Les ventes de logements neufs toujours dynamiques

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    PARIS, 16 mai (Reuters) - La croissance des ventes de 
logements neufs s'est poursuivie au premier trimestre en France 
mais à un rythme moins prononcé qu'en 2016 et dans un 
environnement de hausse des prix dû à la faiblesse de l'offre 
commerciale, selon les chiffres publiés jeudi par la Fédération 
des promoteurs immobiliers (FPI).  
    Un total de 35.059 logements ont été réservés sur les trois 
premiers mois de l'année, soit 13,8% de plus qu'au premier 
trimestre 2016. 
     Il s'agit du dixième trimestre consécutif de hausse depuis 
le point bas atteint à l'été 2014, avant la mise en place du 
nouveau dispositif Pinel pour les investisseurs.  
    Mais l'activité, si elle reste bien orientée, enregistre une 
décélération par rapport à 2016, où sa croissance avait été de 
21%. 
    La croissance du trimestre a surtout été alimentée par les 
ventes aux ménages investisseurs (+19,2%), les réservations des 
propriétaires occupants ne progressant que de 4,1% sur un an. 
    Face à cette dynamique toujours très positive, la FPI 
s'inquiète du fait que le marché peine toujours à suivre, avec 
des mises en ventes de logements qui n'ont augmenté que de 6,4% 
par rapport au premier trimestre 2016. 
    "Cela se traduit par une baisse de l'offre commerciale avec 
90.935 logements disponibles à fin mars 2017 (-1,3% en douze 
mois), et par un délai d'écoulement réduit à neuf mois, voire 
moins dans certaines métropoles", indique la FPI, alors qu'un  
délai de douze mois est considéré "équilibré et sain". 
     
    NETTE ACCÉLÉRATION DES PRIX 
    Ce délai représente jusqu'à moins de sept mois de stock 
théorique dans des villes comme La Rochelle, Bordeaux, 
Saint-Malo, qui profitent de l'effet des nouvelles liaisons 
ferroviaires à grande vitesse vers la Bretagne et Bordeaux. 
    Le déséquilibre entre la demande et l'offre a un impact 
direct sur les prix, qui ont augmenté en moyenne de 5,1% sur un 
an, une hausse "observée de façon homogène sur le territoire". 
    Pour la FPI, cette hausse "profite d'abord aux propriétaires 
de terrains à bâtir, qui sont en situation de force pour la 
capter à leur profit". 
    "C'est là qu'il faut chercher la vraie 'rente immobilière' 
visée par le futur ISF recentré qui figurait au programme du 
nouveau président de la République, et non pas sur les chantiers 
qu'ouvrent les promoteurs", déclare-t-elle. 
     La profession veut croire que le nouveau gouvernement sera 
plus attentif à ses préoccupations maintes fois exprimées, sur 
la nécessité de desserrer les contraintes qui pèsent sur l'offre 
de logements comme la rareté du foncier, la complexité 
réglementaire et l'usage abusif des recours, pour permettre au 
marché de répondre aux besoins. 
    "L'orientation vers une politique de l'offre qui ressort du 
programme électoral d'Emmanuel Macron (simplifications 
réglementaires, stabilité fiscale, définition de zones 
prioritaires, etc...) doit donc rapidement se concrétiser si le 
nouveau président de la République souhaite générer et 
entretenir cette croissance aujourd'hui potentielle", indique la 
FPI. 
     
    L'étude complète de la FPI http://bit.ly/2rpMCrL 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Classique) 
 
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