France-Les syndicats pour plus d'accompagnement des chômeurs

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    PARIS, 9 novembre (Reuters) - L'étude de Pôle emploi selon 
laquelle 14% des chômeurs ne remplissaient pas correctement 
leurs obligations démontrent qu'il faut davantage 
d'accompagnement et non de contrôles, ont fait savoir jeudi les 
organisations syndicales.  
    Pôle Emploi a récemment réalisé des contrôles auprès de 
270.000 de ses bénéficiaires pour vérifier qu'ils étaient en 
recherche effective d'emploi, selon Les Echos dans leur édition 
de jeudi.  
    L'organisme a observé que 86% d'entre eux remplissaient 
correctement leurs obligations. Les 14% restants ont été 
suspendus des listes, ajoute le quotidien économique.  
    "Ce n'est pas un gros chiffre", a déclaré à Reuters Denis 
Gravouil, secrétaire général CGT-Spectacle et négociateur sur 
l'assurance chômage. "Ce que cette étude montre, c'est qu'il 
faut accompagner davantage les chômeurs".  
    L'étude avance que sur un échantillon de 100 personnes 
contrôlées, 55 ont démontré qu'elles étaient bien en règle, 20 
ont été remobilisées après un accompagnement renforcé et 14 ont 
vu leurs droits être suspendus pendant quinze jours, précise les 
Echos. 
    Sur les 14% radiés, 40% seulement étaient indemnisés par 
l'Unédic, 23% relevaient du régime de solidarité et 36% ne 
touchaient rien, ajoute le quotidien.  
    "Ce ne sont pas des fraudeurs", a dit de son côté à Reuters 
le secrétaire national de la CFE-CGC, Jean-François Foucard. "Il 
y a plein de raisons pour lesquelles ils ne sont pas à jour." 
   Emmanuel Macron a déclaré le 15 octobre qu'il souhaitait 
renforcer encore ces contrôles en contrepartie de la possibilité 
offerte aux ex-salariés de percevoir les allocations chômage 
après une démission.   
   Le président du Medef, Pierre Gattaz, abonde dans le même 
sens, indiquant qu'il fallait aider les chômeurs à la recherche 
d'une formation mais lutter parallèlement "contre ceux qui 
profitent du système". nL8N1MT3FZ] 
    Pour le président de la CFTC, Philippe Louis, il ne faut pas 
aller dans "un contrôle répressif", mais dans une "situation de 
régularisation". "Si on accompagne tout au long du processus de 
recherche, il n'y a pas besoin de contrôles", a-t-il dit à 
Reuters.  
 
 (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse) 
 
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