France-Les syndicats ne cèdent pas sur la loi Travail

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    PARIS, 12 mai (Reuters) - Syndicats et gouvernement vont 
scruter jeudi l'évolution de la mobilisation contre le projet de 
réforme du Code du travail, au lendemain du passage en force du 
gouvernement à l'Assemblée nationale. 
    La CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et Fidl espèrent 
constater un nouvel élan dans le sillage du recours du 
gouvernement à l'article 49.3 de la Constitution. 
    En plus de la mobilisation de jeudi, ces sept syndicats 
prévoient deux nouvelles journées de grève et manifestations les 
17 et 19 mai. 
    "Il y a besoin de passer à la vitesse supérieure", estime 
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, dans un 
entretien publié par L'Humanité.   
    Rappelant que le contrat première embauche (CPE) avait été 
adopté grâce au 49-3 avant d'être abandonné par le gouvernement 
de Dominique de Villepin face à la pression de la rue, il 
déclare que "la mobilisation est plus que jamais indispensable". 
     
    LE FOLL EXCLUT UN RETRAIT 
    Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a fermement 
écarté l'éventualité de voir le projet de loi Travail partager 
le même sort que le CPE en 2006. 
    "Il n'y aura pas de retrait de cette loi", a-t-il affirmé 
sur Europe 1.   
    "Aujourd'hui je ne sais plus très bien pourquoi les gens 
descendent dans la rue. Ça ne sert plus à rien", a de son côté 
déclaré le secrétaire général des Républicains Eric Woerth sur 
France Info. 
    Les syndicats à l'origine du mouvement espèrent pourtant 
profiter à partir de la semaine prochaine du renfort des 
routiers, les fédérations FO, CGT et Sud des transports ayant 
appelé à une grève reconductible à partir de la nuit du 16 mai, 
avec la menace de bloquer une partie de l'activité du pays.  
    Les syndicats de cheminots, mobilisés par ailleurs pour 
peser sur les négociations en cours, consécutives à la réforme 
ferroviaire d'août 2014, pourraient également se greffer au 
mouvement.  
    Sud Rail, troisième syndicat à la SNCF, a appelé mercredi 
soir à une grève reconductible à partir du 18 mai, en citant le 
projet de réforme du Code du travail et le recours du 
gouvernement à l'article 49-3 parmi ses motifs de 
mécontentement. 
     
 
 (Gérard Bon, Simon Carraud et Myriam Rivet, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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