France-Les sociétés de Tapie en procédure de sauvegarde

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    par Chine Labbé 
    PARIS, 8 décembre (Reuters) - Les deux sociétés autour 
desquelles Bernard Tapie a organisé ses activités et son 
patrimoine ont été placées en "procédure de sauvegarde" la 
semaine dernière, juste avant la décision le condamnant à 
rembourser plus de 404 millions d'euros, selon des documents 
obtenus par Reuters.  
    Le tribunal de commerce de Paris a prononcé lundi 30 
novembre l'ouverture d'une procédure de sauvegarde concernant le 
Groupe Bernard Tapie (GBT). 
    Puis, mercredi 2 décembre, il a prononcé l'extension de 
cette procédure à la Financière et immobilière 
Bernard Tapie (FIBT).  
    "La procédure de sauvegarde est réservée aux entreprises 
(...) qui ne sont pas en état de cessation des paiements mais 
qui rencontrent des difficultés qu' elles  ne peuvent surmonter 
et qui sont de nature à les conduire à la cessation de leurs 
paiements", peut-on lire sur le site du tribunal de commerce de 
Paris.  
    Cette procédure débute par une période d'observation de six 
mois maximum renouvelable. Elle ne peut pas excéder 18 mois. 
    Le jugement d'ouverture entraîne la suspension des 
poursuites individuelles et arrête le cours des intérêts 
légaux  et les majorations.      
    Reuters n'a pu joindre Bernard Tapie.  
    La cour d'appel de Paris a condamné jeudi dernier les 
époux Tapie, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires à 
rembourser au Consortium de réalisation (CDR), structure 
publique qui gère le passif du Crédit Lyonnais, les 404 millions 
d'euros versés en vertu de l'arbitrage qui a soldé en 2008 leur 
litige sur la revente d'Adidas.   
    Bernard Tapie est, à titre personnel, en état de liquidation 
judiciaire, mais ses sociétés en sont sorties en 2009.  
    Sur les 404 millions d'euros versés par le CDR, 
Bernard Tapie dit avoir perçu 45 millions, tandis que GBT en a 
perçu 245 millions.  
    "La justice me demande de rembourser des sommes 
astronomiques que je n'ai même pas touchées!", déplorait-il 
vendredi dans Le Monde. "Je suis ruiné. Rui-né. Ruiné de chez 
ruiné. Plus rien. Tout va y passer. Tout", ajoute-t-il.  
 
 (Edité par Marine Pennetier) 
 
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