France-Les socialistes hésitent à soutenir Hollande

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    * Les élus PS toujours interloqués par les confidences 
    * Beaucoup sont réservés sur sa candidature 
    * L'éventualité d'un recours à Valls n'est plus taboue 
 
    par Simon Carraud 
    PARIS, 18 octobre (Reuters) - Une semaine après la 
publication de confidences de François Hollande qui ont sidéré 
son camp, le désarroi s'est manifesté sans détour mardi au Parti 
socialiste, où l'on hésite ouvertement à soutenir le chef de 
l'Etat en vue des échéances de 2017. 
    De nombreux élus, qui évoquent l'hypothèse d'un recours à 
Manuel Valls, réclament des explications au président, resté 
discret depuis la parution de l'ouvrage "Un président ne devrait 
pas dire ça" contenant des propos jugés désinvoltes par les plus 
cléments, politiquement suicidaires par d'autres. 
    "C'est une évidence que ce livre n'a pas été compris et 
qu'il faut désormais que le président s'en explique", a estimé 
mardi le député Olivier Faure avant la réunion hebdomadaire du 
groupe socialiste à l'Assemblée nationale. 
    Ce dernier refuse de signer un "chèque en blanc" sous la 
forme d'un appel en faveur du président, candidat de moins en 
moins naturel de son camp. 
    "N'inversons pas les choses à chaque fois. Le soutien vient 
après les propositions", a encore dit le député, longtemps 
directeur adjoint du cabinet de François Hollande à l'époque où 
celui-ci dirigeait le Parti socialiste, puis cheville ouvrière 
de son équipe de campagne en 2011 et 2012. 
    Des parlementaires et des élus locaux devaient signer avant 
la fin du mois d'octobre un texte de soutien, conçu comme un 
marchepied vers une candidature à la primaire de janvier. 
L'initiative n'est plus à l'ordre du jour.   
     
    "LA RÉPONSE DANS LE TITRE" 
    "Il ne vous a pas semblé que la donne avait un peu changé, 
là, ces derniers temps, et qu'effectivement ça mérite un peu de 
réflexion et de recul ?", a répondu le député de Vendée Hugues 
Fourage aux journalistes qui l'interrogeaient à ce sujet. 
    Dans l'ouvrage paru la semaine dernière, François Hollande 
qualifie, selon des propos rapportés par deux journalistes, les 
footballeurs de "gosses mal éduqués", traite la magistrature 
d'"institution de lâcheté" et juge l'immigration trop massive. 
    Le chef de l'Etat a depuis exprimé ses "regrets" auprès des 
magistrats et dit entendre, dans une interview au groupe Ebra, 
les "doutes" soulevés par la publication du livre.   
    Insuffisant pour résorber les lézardes apparues jusqu'au 
sommet de l'édifice socialiste: Jean-Christophe Cambadélis, 
premier secrétaire du parti, a parlé d'un livre "ni fait ni à 
faire" et Claude Bartolone, président de l'Assemblée, s'est 
interrogé sur la volonté de François Hollande de postuler à sa 
succession.     
    Au sein même du gouvernement, on ne cache pas sa 
stupéfaction.    
    "'Un président ne devrait pas dire ca'. Vous avez la réponse 
dans le titre. C'est peut-être la seule chose intéressante du 
livre", a jugé encore mardi le ministre des Affaires étrangères, 
Jean-Marc Ayrault, devant la presse diplomatique. 
     
    "VALLS PEUT SE POSER LA QUESTION" 
    "Beaucoup d'entre nous ont beaucoup d'affection, de respect 
pour le président de la République. Les choses sont compliquées. 
On est dans une situation humaine qui n'est pas simple du tout", 
a quant à lui déclaré le député PS Patrick Mennucci avant de se 
rendre à la réunion de son groupe. 
    "Mais pour moi et pour beaucoup d'autres, ce qui va compter 
dans les mois qui viennent, c'est le maintien de l'existence de 
la social-démocratie dans ce pays", a ajouté l'élu des 
Bouches-du-Rhône. 
    Autrement dit, la question d'une candidature de François 
Hollande passe après. 
    Interrogé sur l'hypothèse Manuel Valls, le député a répondu 
ne pas connaître les intentions du Premier ministre, avant 
d'ajouter, sans citer de noms: "Mais il y en a plein d'autres 
qui peuvent être candidats." 
    Les anciens ministres de l'Economie Emmanuel Macron et 
Arnaud Montebourg ont pris leurs marques, avec un certain succès 
dans les sondages d'opinion.   
    L'éventualité d'un recours au chef du gouvernement, venu 
s'exprimer mardi devant les députés du PS, prend également 
corps, à en croire les commentaires distillés par certains élus. 
  
    "Valls peut se poser la question d'une candidature à la 
présidentielle si Hollande ne se présente pas", a dit mardi 
Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des 
Sports, sur Radio Classique.   
    Les plus légitimistes ne retirent pas leur soutien au chef 
de l'Etat mais le pressent d'accélérer le calendrier pour éviter 
que les doutes ne continuent de se propager. 
    Dans l'interview aux quotidiens du groupe Ebra parue lundi, 
François Hollande a réaffirmé son intention de se dévoiler 
seulement en décembre.           
 
 (avec Elizabeth Pineau, Jean-Baptiste Vey et John Irish, édité 
par Yves Clarisse) 
 
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  • M898407 il y a un mois

    Si même les socialistes se rendent, enfin, compte que cet individu les a trompé par sa médiocrité permanente... Mais l'image de cette honte va leur coller longtemps à la peau !

  • ltondu il y a un mois

    Plus de sondages soudain ! On passerait la barre des 4% ?

  • bordo il y a un mois

    Alors, les députés socialistes, que'est-ce que vous allez faire après la branlée de 2017 ? On n'entendra plus parler de vous pendant un moment...

  • isil92 il y a un mois

    vous prenez pas la tête la tête les socialistes, vous serez battus, au 1er tour, tous ( peut être pas Macron ) et aprés ces 5 années horribilis, vous deviez avoir honte de vous représenter