France-Les routiers suspendent les blocages pour les négociations

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(Actualisé avec suspension actions) PARIS, 28 janvier (Reuters) - La CFDT Transport a appelé mercredi en fin de journée à une suspension des blocages de zones pétrolières et de sites logistiques menés depuis le matin par les routiers pour permettre la reprise sereine jeudi des négociations salariales. Thierry Cordier, son secrétaire général, a expliqué qu'il ne voulait pas donner au patronat de motif pour boycotter pour la troisième fois les discussions. "Le patronat veut la levée des barrages pour négocier. Nous appelons à suspendre les actions le temps de la négociation", a-t-il dit à Reuters. La CFDT "entend la doléance posée par les organisations professionnelles qui exigent de ne pas subir une négociation sous pression et réclament la levée des blocages d'entreprises et de toutes autres actions comme préalable à la tenue de cette réunion", précise la CFDT dans un communiqué. Le gouvernement a annoncé mardi qu'il réunirait jeudi les organisations patronales et syndicales avec l'espoir de les voir reprendre les négociations salariales, dans l'impasse depuis la semaine dernière. Cette ouverture n'a pas dissuadé la CFDT, premier syndicat du secteur et qui n'était pas jusqu'à mercredi présent dans le conflit, de maintenir mercredi sa journée d'action, alors que le mouvement de l'intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, lancé le 18 janvier, s'essoufflait. MOBILISATION "IMPORTANTE" "La mobilisation est plus importante que prévu", avait déclaré dans la matinée Fabian Tosolini, porte-parole de la CFDT Transport, évaluant à près d'un millier le nombre de militants mobilisés. Des blocages de dépôts pétroliers et de zones industrielles ont été installés en Normandie, en Champagne-Ardennes, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Bourgogne, dans les Pays de la Loire et dans la région Centre. Des opérations de filtrage de poids lourds ont été également organisées en Lorraine, en Bretagne et dans la région Alpes-Provence-Côte d'Azur. Deux raffineries, ainsi que les dépôts de pétrole de Dunkerque et de Valenciennes, ont été bloquées, a indiqué un porte-parole de Total TOT.TO . "Nous faisons le nécessaire pour nous adapter à la situation et réorganiser l'approvisionnement de nos stations en conséquence, de façon à ce que nos clients puissent continuer à faire le plein de leur voiture dans de bonnes conditions", a-t-il précisé. Les syndicats, qui dénoncent une "smicardisation" de la profession, demandent une augmentation de 5% en moyenne et d'autres avantages, dont un 13e mois, alors que les patrons proposent entre 1% et 2% d'augmentation au maximum. FNTR, TLF et Unostra ont suggéré mardi, comme l'avait fait en fin de semaine dernière l'OTRE, que la négociation porte sur "l'ensemble des chantiers professionnels", dont la protection sociale, la formation ou la convention collective. "La question des revalorisations des minima conventionnels à l'embauche ne doit pas occulter ces chantiers qui concernent aussi la rémunération des salariés", écrivent-elles. (Gérard Bon, avec Michel Rose, édité par Marine Pennetier)


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